Candriam collecte un milliard d’euros au premier semestre

le 10/09/2019 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Ces chiffres sont comparables à ceux de 2018, mais le second semestre avait drainé l’essentiel de la collecte annuelle.

Naïm Abou-Jaoudé, CEO de Candriam et chairman de New York Life Investments International
Pour Naïm Abou-Jaoudé, Candriam, dont il est le CEO, «s’en sort très bien dans un contexte de marché difficile et par rapport aux concurrents».
(Crédit photo : Pierre Chiquelin)

Candriam a enregistré au premier semestre 2019 des souscriptions nettes d’un milliard d’euros. Une collecte en ligne avec celle enregistrée au premier semestre 2018, où elle était ressortie à 850 millions d’euros. Reste à savoir si les six prochains mois seront aussi porteurs que le second semestre 2018, durant lequel la société de gestion avait réalisé l’essentiel de sa collecte annuelle. Sur l’ensemble de 2018, Candriam avait drainé 7,7 milliards d’euros.

Les actifs du gestionnaire s’élèvent à 125,8 milliards d’euros à fin juin, soit un nouveau record. Ils ont augmenté de 10,3 milliards d’euros sur six mois et «ont doublé en cinq ans», souligne Naïm Abou-Jaoudé, CEO de Candriam et chairman de New York Life Investments International, interrogé par NewsManagers. «On s’en sort très bien dans un contexte de marché difficile et par rapport aux concurrents», ajoute Naïm Jabou Aoudé.

La collecte du premier semestre s’est concentrée sur les stratégies de dette émergente (941 millions d’euros) et high yield et arbitrages obligataires (875 millions d’euros). Les stratégies actions thématiques (494 millions d’euros) et obligations d’entreprises (328 millions d’euros) ont aussi enregistré des entrées nettes. La décollecte a plutôt concerné le monétaire, les stratégies multi-actifs et les actions (quantitatif et Europe).​

Candriam insiste sur le fait que 35% de la collecte du premier semestre répond à des critères ESG (environnementaux, sociaux et de gouvernance). Cela reflète la proportion des encours gérés de manière ESG, qui représentent désormais plus d’un tiers des actifs totaux du gestionnaire.

D’un point de vue géographique, Naïm Abou-Jaoudé juge que la collecte a été «bien diversifiée» entre l’Italie, les Pays-Bas, la France, l’Allemagne et l’international. Cette dernière zone, qui concerne principalement l’Asie et les Etats-Unis, a drainé 300 millions d’euros. Désormais, sur les 125 milliards d’euros d’encours, 10 milliards sont gérés pour l’international, soit près de 8%, contre 3% en 2014. «Nous sommes donc en bonne voie pour atteindre les 10% d’ici à 2021», déclare Naïm Abou-Jaoudé.

Interrogé sur ses projets d’acquisitions, Naïm Abou-Jaoudé a seulement indiqué que Candriam étudiait des dossiers. «Nous cherchons des partenariats qui nous permettent de compléter notre dispositif en termes de produits, de zones géographiques ou de clientèle», a-t-il rappelé. Les classes d’actifs qui l’intéressent sont dans l’illiquide en Europe.

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