Les embauches décélèrent en août aux Etats-Unis

le 06/09/2019 L'AGEFI Quotidien / Edition de 18H

Les embauches décélèrent en août aux Etats-Unis
(DR)

Le rythme des embauches aux Etats-Unis a légèrement décéléré en août mais le taux de chômage est demeuré à des points bas historiques, signe que l'économie américaine reste robuste en dépit du ralentissement du secteur manufacturier et des difficultés de l'économie mondiale.

Les Etats-Unis ont créé 130.000 emplois nets en août, contre 159.000 en juillet, a annoncé vendredi le département américain du Travail. Le nombre de postes créés en juillet avait été estimé initialement à 164.000. Les économistes interrogés par Dow Jones Newswires s'attendaient à la création de 150.000 emplois nets aux Etats-Unis en août. L'économie américaine crée des emplois sans discontinuer depuis octobre 2010, soit 107 mois, ce qui constitue un record.

Le taux de chômage dans le pays s'est établi à 3,7% le mois dernier, comme en juillet et comme anticipé par les économistes. Il reste ainsi proche de son plus bas niveau des 50 dernières années.

Les salaires ont de leur côté progressé de 3,2% sur un an le mois dernier, comme en juillet.

Le rapport sur l'emploi d'août, un mois marqué par une escalade des tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine et une nervosité accrue à Wall Street, est le dernier à être publié avant la prochaine réunion du comité de politique monétaire de la Réserve fédérale (FOMC), prévue les 17 et 18 septembre. Les investisseurs anticipent très largement une baisse du taux des fonds fédéraux à la fin du mois. Selon l'outil FedWatch de CME Group, ils estiment vendredi à 91,2% la probabilité qu'une baisse de 25 points de base soit annoncée par le FOMC.

Donald Trump n'a pas attendu cette réunion pour lancer une nouvelle salve de critiques contre la Fed et son président Jerome Powell, qu'il a pourtant nommé à ce poste. «Où ai-je donc dégoté ce type Jerome ?», a-t-il écrit sur son compte Twitter, regrettant que la Fed eut été «BIEN» trop prompte à relever les taux et «bien trop tardive» pour les baisser.

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