Paris Europlace fête ses 25 ans dans un climat porteur

le 11/07/2018 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Plus de 2.000 participants sont attendus aujourd'hui et demain aux Rencontres financières internationales, alors que Paris a retrouvé de son lustre.

Edouard Philippe, Premier ministre, et Gérard Mestrallet, président de Paris Europlace, lors de l’édition 2017 de l’International Financial Forum.
Edouard Philippe, Premier ministre, et Gérard Mestrallet, président de Paris Europlace, lors de l’édition 2017 de l’International Financial Forum.

C'est un 25e anniversaire heureux pour Paris Europlace. L’association de promotion de la Place financière de Paris tient ce mercredi et jeudi ses Rencontres financières internationales, alors que la City observe les difficultés du gouvernement May à s’accorder sur un plan de sortie de l’Union européenne. Plus de 2.000 participants sont attendus, dont un tiers d’étrangers.

Les réformes engagées en 2016 au lendemain du vote britannique sur le Brexit, par le Premier ministre de l’époque Manuel Valls, puis celles du gouvernement Philippe, amplifiées par l’effet Macron, ont remis Paris sur la voie de la compétitivité. Au dernier pointage, entre 3.500 et 4.000 relocalisations d’emplois à Paris ont été annoncées, ce qui laisse espérer au total la création de 20.000 postes en comptant les emplois indirects. Le ministre de l'Economie Bruno Le Maire devrait s’en féliciter lors de son discours à la Place ce midi. Mais c’est aux investisseurs réunis ce soir lors d’un «dîner de l’attractivité» organisé au Quai d’Orsay, que le ministre de l’Economie pourrait réserver la primeur de nouvelles annonces.

Un homme est de l’aventure depuis l’origine : Arnaud de Bresson, délégué général de Paris Europlace. Il devrait poursuivre ce rôle sous la présidence d’Augustin de Romanet, patron du groupe ADP, à qui Gérard Mestrallet transmet le flambeau le 14 juillet. La présence d’un «entrepreneur» et non d’un financier à la tête de l’association caractérise d’ailleurs cette dernière depuis sa création. «Nous ne voulions pas d’un simple club de banquiers londoniens. La Place financière de Paris a été pensée au service des entreprises et de l’économie réelle, une idée qui faisait sourire certains de nos concurrents mais qui s’est imposée après la crise financière», rappelle Arnaud de Bresson.

Au-delà de l’opportunité que constitue le Brexit, Paris met en avant d’autres piliers de sa stratégie. «Nous avons donné une place importante à la finance durable, dès l’époque où Augustin de Romanet dirigeait la Caisse des dépôts, et notre action s’est largement amplifiée depuis, y compris avec la création de Finance for Tomorrow, présidée par Philippe Zaouati», souligne Arnaud de Bresson, qui évoque également l’innovation et les fintech. Au bout du compte, «l’objectif est de faire de Paris une place ouverte, qui contribue à la construction d’une Europe financière compétitive, pour la croissance et l'emploi, et qui consolide sa position dans la compétition mondiale. »

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