La volatilité retrouve ses plus bas niveaux historiques

le 19/04/2018 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Si les niveaux de volatilité ont effacé la hausse de février sur nombre de classes d’actifs, des tensions apparaissent sur les marchés émergents et le high yield.

La volatilité retrouve ses plus bas niveaux historiques
Les indices de volatilité sont déjà revenus sur leurs plus bas du début d’année sur l’ensemble des classes d’actifs.
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La volatilité est-elle en train de perdre le nord ? Les tensions du mois de février semblent déjà loin, les indices de volatilité étant déjà revenus sur leurs plus bas du début d’année sur l’ensemble des classes d’actifs, malgré les tensions géopolitiques et commerciales. Sur le marché actions, le plus touché par le pic de volatilité, les indices VIX et VStoxx ont chuté de 22 points depuis leurs plus hauts pour revenir à des niveaux respectifs de 15% et 13%, conformes à leur moyenne du mois de janvier. «D’une manière surprenante, les variations du S&P n’ont pas perturbé le régime de faible volatilité, malgré la volatilité croissante sur certaines actions individuelles, l’accumulation des positions vendeuses de volatilité, qui constituent les principaux risques sur le VIX et le resserrement monétaire de la Fed», indique SG CIB.

Les autres marchés ont suivi la tendance. L’indice MOVE de volatilité des Treasuries a aussi chuté de 25 points depuis ses pics atteints en février, pour passer sous 50 pour la première fois depuis janvier. L’indice JPMorgan de volatilité des devises du G7 a en outre chuté de 2,5 points et n’est plus qu’à 0,5 point de son point bas de 6,5 atteint en début d’année. Cette chute coïncide avec la baisse de l’indice de perception du risque de Bank of America ML sur les obligations, actions, matières premières, et devises, inférieur de 55% à sa moyenne de long terme. «Avec un VIX à 15 points, et une hausse des actions, il existe une forte probabilité que les investisseurs, voyant le calme des marchés américains, viennent chercher des rendements ailleurs, et se dirigent vers les actifs émergents», explique SG CIB.

Craintes géopolitiques

Dans ce contexte global subsistent néanmoins des poches de volatilité. Les tensions géopolitiques en Russie, frappée par les sanctions américaines, en Turquie, où le président Recep Tayyip Erdogan a annoncé hier des élections anticipées le 24 juin, et au Brésil ont cependant créé des points de tension dans l’univers émergent. Avec la chute du rouble, de la livre turque, à un nouveau plus bas historique, et du real, l’indice JPMorgan de volatilité des devises émergentes a moins reculé que celui du G7 et reste supérieur d’un point à ses plus bas de janvier. Le marché high yield souffre également, tant sur le marché actions des sociétés junk avec un indice SG CIB en forte hausse à ses plus hauts de janvier, et un indice CBoE du marché du crédit HY en hausse de 12 points mardi à un niveau de 18%.

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