Pékin s’apprête à choisir le nouveau gouverneur de la PBoC

le 26/02/2018 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Une réunion des cadres du Parti communiste chinois devrait se tenir pour choisir le successeur de Zhou Xiaochuan qui doit bientôt partir à la retraite.

Le président chinois, Xi Jinping.
Le président chinois, Xi Jinping.
(Photo UE-CE/Aman Sharma.)

Un changement de tête se précise à la Banque populaire de Chine (PBoC) mais pas dans l’orientation de sa politique monétaire. Le président chinois, Xi Jinping, devrait ainsi réunir en conclave les quelque 400 cadres du Parti communiste chinois, notamment pour choisir le remplaçant de l’actuel gouverneur de la PBoC, Zhou Xiaochuan, qui doit partir bientôt à la retraite après un record de quinze ans de services, si l’on en croit les sources citées par Bloomberg. Cette réunion s’annonce comme un prélude au grand rassemblement annuel du Parti national du Peuple qui se tiendra à partir du 5 mars prochain et devrait décider du sort d’un ensemble de dirigeants chinois et notamment au sein des instances de régulation financière, qui sont au cœur du processus de désendettement de l’économie engagé par les autorités.

Mieux contrôler
les produits financiers

Dans son rapport trimestriel de politique monétaire publié mi-février, la PBoC a décidé de maintenir un biais «prudent et neutre», et de faire de la stabilité financière sa grande priorité, ce qui suggère que le «processus de deleveraging financier et de réformes des marchés devrait se poursuivre au cours des prochaines années», explique Nomura. Après s’être tendues au cours de onze premiers mois de l’année dernière à hauteur d’environ 100 pb sur le taux à 10 ans, les conditions de financement se sont depuis stabilisées juste en dessous des 4%, malgré les tensions sur les rendements américains et européens. Sur la partie courte, le taux 1 an s’est même détendu d’environ 30 pb depuis le début d’année, alors que le taux monétaire Shibor à 7 jours reste stable en dessous de 3% depuis un an.

«La PBoC ne suivra pas la Fed en relevant ses taux cette année, ni ses taux de dépôts et de prêts, ni ceux sur ses outils de gestion de la liquidité, ses mesures de deleveraging ayant déjà un effet restrictif et les sorties de capitaux étant nettement moins un problème», estime SG CIB. Les mesures mises en place ont permis de limiter la hausse des produits de gestion de fortune (WMP) à 1,7% en 2017, après 24% en 2016 et 50% en moyenne entre 2011 et 2015. Outre les facteurs externes de risque, la PBoC met en avant des risques internes liés au développement des sociétés de technologie. Le régulateur a fixé comme priorité pour 2018 de réduire l’endettement des sociétés, des ménages et des collectivités locales, de contrôler plus strictement les produits financiers croisés, et de limiter le risque immobilier.

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