Le marché attend le discours sur l’état de l’Union de Donald Trump

le 27/02/2017 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Avant même le rendez-vous de demain, le secrétaire au Trésor a fixé le calendrier de la réforme fiscale pour août et vanté les mérites d'un dollar fort.

Le marché attend le discours sur l’état de l’Union de Donald Trump
Le nouveau président américain Donald Trump présentera son discours sur l'état de l'Union mardi 28 février à Washington.
(Photo White House.)

Le secrétaire américain au Trésor a donné un avant-goût du programme budgétaire avant le discours très attendu sur l'état de l'Union que prononcera demain le nouveau président Donald Trump. Steven Mnuchin a ainsi indiqué la semaine dernière dans le Wall Street Journal que le projet de budget de l'administration Trump devrait être présenté mi-mars pour une adoption de la réforme budgétaire avant les vacances du Congrès en août. «Nous sommes déterminés à faire adopter une réforme fiscale, elle sera très importante et centrée sur une baisse des impôts des classes moyennes, sur la simplification et la compétitivité de la fiscalité des entreprises par rapport au reste du monde». Il a en outre mis l’accent sur les inconvénients de l’instauration de taxes douanières.

«La tendance à l’appréciation sur le long terme du dollar soutenue par la réforme des taxes et la relance budgétaire n’est pas remise en cause. Il n’y en outre aucun facteur qui s’oppose à une décision rapide sur les impôts si un consensus entre les dirigeants du Congrès et la Maison-Blanche est trouvé. Seuls des déceptions à court terme sur le rythme du processus risquent de pénaliser le dollar», estime Citigroup. Si le dollar a cédé 2,5% depuis ses plus hauts atteints à la fin du mois de décembre dernier face aux six autres principales devises, il reste en hausse de 4% depuis l’élection de Donald Trump début novembre et de 5% face à l’euro et 9% face au yen. Les devises émergentes ont quant à elles retracé l’ensemble de leur baisse pour revenir sur leurs niveaux d’avant le résultat de l’élection présidentielle américaine.

Alors que Steven Mnuchin a ajouté que la future réforme fiscale devrait permettre au rythme de la croissance américaine d’atteindre les 3% seulement à partir de 2018, il est également revenu sur la force du dollar en estimant qu'il s'agit d'une «bonne chose» dans la mesure où elle reflète la confiance dans l’économie américaine et dans le statut du dollar en tant que monnaie de réserve internationale. «Je pense que la force du dollar a beaucoup à voir avec la situation de notre économie par rapport au reste du monde». «Si les minutes de la dernière réunion de la Fed sont allées à contre-courant en suggérant que la force du dollar reste un des facteurs suivi de près par les membres du FOMC, les derniers propos de Steven Mnuchin révèlent l’incertitude concernant la politique de change américaine», souligne Citigroup.

Sur le même sujet

A lire aussi