Zurich Financial Services ressort indemne de la crise financière

le 15/02/2008 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

A l’occasion de la publication de ses résultats annuels, l’assureur helvétique a indiqué n’avoir « aucune exposition significative » aux marchés subprime

Les assureurs européens traversent sans encombre les turbulences de la crise financière, comme en témoignent les résultats qui viennent d’être publiés par l’un des principaux acteurs du secteur, Zurich Financial Services. A l’occasion de l’annonce de ses comptes 2007, l’assureur helvétique a indiqué jeudi n’avoir « aucune exposition significative » à la dette subprime ou aux CDO (collateralized debt obligations) au sein de son portefeuille d’investissement.

Contrairement au secteur bancaire, les assureurs européens présentent en effet une faible exposition aux marchés hypothécaires à risque. « Par rapport à des fonds propres de 256 milliards d’euros, les subprimes américains représentent en brut 11 milliards d’euros, soit 4,3 % des fonds propres des dix assureurs européens composant notre échantillon (dans lequel figure Zurich Financial Services, ndlr) », relevait Danny Jacques, analyste chez Raymond James, lors d’une conférence en décembre dernier. En outre, alors que les assureurs présentant une activité bancaire, à l’image d’ING ou Allianz, sont les plus exposés, Zurich Financial Services fait partie des meilleurs élèves en la matière.

Dans ce contexte, l’assureur helvétique a dévoilé une croissance de 22 % de son bénéfice net à 5,6 milliards de dollars, soit une performance supérieure aux attentes du marché. « Nous avançons dans un environnement de marché difficile, mais la solidité de notre bilan, la diversité de notre portefeuille de risque et notre capacité à réaliser notre stratégie ont engendré d’excellents résultats 2007 », s’est félicité Jame Schiro, directeur général.

Zurich Financial Services a par ailleurs confirmé ses prévisions de gains opérationnels de 800 millions de dollars cette année à la faveur de son programme de réductions de coûts devant engendrer 3,1 milliards de dollars d’économies à horizon 2010. S’intégrant dans ce cocktail de nouvelles positives, l’assureur entend proposer un dividende de 15 francs suisses au titre de 2007, contre 11 francs un an plus tôt, et procédera à un nouveau programme de rachat d’actions, à hauteur de 2,2 milliards de francs suisses. « Cette gestion du capital constitue un élément rassurant », estime le bureau d’études Keefe, Bruyette & Woods. Les investisseurs ont d’ailleurs porté le titre en nette hausse jeudi, de 4,44 % à 317,25 francs suisses.

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