Sgam AI et Barep AM étudient une fusion

le 05/02/2008 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Il en serait ainsi fini du modèle original de Société Générale Asset Management (Sgam), doté à la fois d’une filiale, Sgam-AI, offrant une gamme assez complète de gestions alternatives (monétaires dynamiques, produits structurés, gestion indicielle et ETF, ainsi que structurés de crédit), et d’une autre, Barep AM, qui se revendiquait de la catégorie des «boutiques» adossées à un grand groupe. Cette dernière s’était présentée l’été dernier en position de « reconquête », avec une consolidation de sa direction autour de Pierre Boulogne, son président, et de certaines de ses équipes de gestion. La société comptait sur ses produits de niche et sur la gestion monétaire dynamique pour atteindre son objectif de croissance des encours d’au moins 30 % en 2007, au-delà de la gestion « single strategy » dont il avait fait sa spécialité. Mais le contexte a sévèrement changé. « Le monétaire dynamique ne constitue pas un enjeu de notre rentabilité structurelle puisqu’il représente moins de 1 % de nos revenus », s’est défendu récemment Alain Clot, président de Sgam (L’Agefi du 25 janvier 2008).

Reste que l’on peut s’interroger sur la complémentarité des deux filiales de gestion alternative de Sgam, puisque Barep AM avait aussi décidé de diversifier ses activités pour consolider son modèle économique (L’Agefi du 25 mai 2007). Alors que Barep AM semble connaître un nouveau passage difficile, après celui de 2004-2005, le contexte pourrait avoir raison de cette dernière. Rien n’indique en revanche, puisque Sgam n’a pas voulu commenter l’éventualité d’un rapprochement de ses gestions alternatives, que Pierre Boulogne ne garde pas une place aux côtés de Philippe Brosse, directeur général de Sgam-AI. Enfin, la question d’une disparition de la marque Barep, implantée et reconnue, reste entière.

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