Le risque de liquidité fait transpirer les régulateurs

le 28/02/2008 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Remis au goût du jour par la crise financière, le risque de liquidité et sa surveillance n’appellent pas encore de réponses définitives de la part des régulateurs. « Les améliorations possibles sont, pour l’essentiel, du ressort du domaine privé », juge la dernière livraison de la Revue de stabilité financière de la Banque de France (BdF). Si ses auteurs plaident pour une standardisation d’instruments financiers comme la titrisation, ils s’interrogent encore sur la valeur d’un renforcement des exigences réglementaires de liquidité par rapport aux exigences de fonds propres. « Dans le nouveau monde de la valorisation en valeur de marché, la distinction entre liquidité et solvabilité devient progressivement inopérante », estime ainsi la direction de la stabilité financière de la BdF. « Il faudra probablement du temps pour tirer de manière appropriée toutes les leçons des turbulences actuelles », conclut-elle. Ou pour le dire à la manière de Jaime Caruana, directeur du département des marchés de capitaux internationaux au Fonds monétaire international (FMI), lors d’un colloque hier à Paris : « Nous vivons à une époque où les conditions de liquidité tendues vont être la règle pour un moment. »

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