Le rebond de l'indice flash PMI des services en zone euro atténue les anticipations de baisses de taux

le 25/02/2008 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Il s'est établi à 52,3 en février, contre 50,6 en janvier et 53,1 en décembre. L'indice global en zone euro passe de 51,8 à 52,7

Après un début 2008 catastrophique, le secteur des services en zone euro a repris des couleurs. Contre toute attente, l’indice PMI flash composite de l’activité en zone euro publié vendredi par Royal Bank of Scotland (RBS) et NTC s'est établi à 52,7 en février, contre 51,8 en janvier, son point bas depuis 33 mois. Cette amélioration s'explique en grande partie par le redressement de l’indice lié aux services qui est passé d'un mois sur l'autre de 50,6 à 52,3. Ce dernier, qui s'élevait à 53,1 en décembre, avait été affecté en janvier par les turbulences des marchés financiers et la débâcle des Bourses mondiales. Cette accélération, qui a porté l’euro/dollar en progression vendredi de 0,11 % à 1,4829, révèle une amélioration du taux de croissance de la production économique du secteur privé. En revanche, la composante d'activité manufacturière a reculé de 54 et 53,4. « L’affaiblissement de l’environnement extérieur et le niveau toujours élevé de l’euro minent les perspectives pour ce secteur », souligne BNP Paribas. Les composantes relatives aux nouvelles commandes et aux commandes en attente ont continué à perdre terrain.

Par conséquent, pour UniCredit, la croissance au premier trimestre devrait avoisiner 0,3 %-0,4 % en rythme séquentiel, toujours en dessous de son potentiel. ING juge les chiffres cohérents avec une croissance en rythme annuel de 1,5 %, en dessous des 2,3 % enregistrés au dernier trimestre 2007. Pour autant, aux yeux de l’établissement néerlandais, « ces indices confortent l’idée que la zone euro ne suivra pas les Etats-Unis dans une recession ». « Le fait que les chiffres particulièrement faibles enregistrés en janvier au niveau du PMI n’aient pas été confirmés en février permet d’entrevoir une possibilité de réduction des taux à la fin du deuxième trimestre », commente dans une note RBS. Après le récent changement de discours de la BCE, le marché anticipait 120 points de base (pb) de baisses de taux sur un horizon de 12 mois avec un premier geste de 25 pb en avril-mai. Toutefois, le marché, qui avait déjà pris acte du ralentissement de la croissance du PIB en zone euro plutôt modéré au dernier trimestre 2007, ne joue plus que 80 pb de baisses de taux avec un premier assouplissement de 25 pb en juin-juillet.

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