La Place de Paris veut s’imposer comme un haut lieu de la recherche en finance

le 28/03/2008 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le succès est au rendez-vous pour le premier forum international organisé par le pôle de compétitivité Finance Innovation

Dans le mille ! En consacrant son premier forum international de recherche en finance à la problématique des risques financiers,appliquée notamment aux produits structurés et aux dérivés de crédit, le pôle de compétitivité Finance Innovation ne se doutait pas qu’il allait faire carton plein. Plus de 600 participants dont 40 % d’étrangers participent à cette manifestation qui se déroule depuis hier à Paris (27 et 28 mars). « En choisissant ce thème il y a dix mois, nous ne pensions pas être aussi en phase avec l’actualité et la crise actuelle des marchés financiers », a souligné dans son allocution d’ouverture Jean Laurent, président du pôle, soutenu dans son initiative par la Fondation Institut Europlace de Finance et la Fondation du risque.

Selon Xavier Musca, directeur du Trésor, « la crise financière actuelle pose des questions sur le fonctionnement des marchés, mais il ne s’agit en aucun cas de revenir en arrière ». De son point de vue, « la recherche de solutions doit se faire au niveau européen et international ». Parmi les pistes à approfondir définies au niveau européen figurent notamment l’amélioration de la transparence des marchés, l’amélioration des normes de valorisation des actifs, notamment pour les actifs peu liquides, le renforcement de la régulation prudentielle européenne du secteur bancaire et l’approfondissement de certaines questions plus structurelles comme le rôle joué par les agences de notation.

L’objectif de la manifestation, qui s’appuie sur la notoriété de la formation et de la recherche en mathématiques et en finances de la place parisienne, est de rassembler chaque année dans la capitale française les meilleurs chercheurs et professionnels de la finance du monde entier. Ces deux populations, qui ne se mélangent pas forcément habituellement, pourront ainsi échanger plus facilement sur les travaux des uns et des autres et croiser leurs approches à la lumière des thèmes d’actualité.

« Les universitaires peuvent contribuer à résoudre les problèmes soulevés par les praticiens et les praticiens ont besoin de connaître les thèmes de recherche des universitaires », a relevé Jean Laurent. Plus d’une centaine de travaux de recherche doivent être présentés au cours de ces deux journées de réflexion, notamment sur les risques liés aux dérivés de crédit, qui ont totalisé plus de la moitié des contributions.

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