Philips reste serein face à la dégradation de la conjoncture

le 22/01/2008 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Les résultats du quatrième trimestre ont démontré la capacité de résistance des activités clés et l'optimisation du bilan avance à grands pas

Philips paraît bien armé pour faire face à un environnement plus difficile. Le groupe néerlandais désormais recentré sur l'électronique grand public, l'éclairage et les équipements médicaux a en effet publié au titre du quatrième trimestre 2007 un bénéfice avant impôt, charges financières et amortissement (Ebita) en hausse de 17 % à 865 millions d'euros, supérieur aux attentes du marché. Grâce à la bonne tenue de ses activités de propriété intellectuelle, ses ventes en hausse de 4 % à 8,4 milliards ont pour leur part atteint la borne haute du consensus. Un dividende de 0,70 par action, en progression de 17 %, sera donc versé cette année.

« Environ un tiers de nos ventes sont réalisées dans des pays émergents, ce qui veut dire que nous avons une espèce de matelas de protection contre les effets d'un retournement dans les marchés plus matures », a déclaré Gerard Kleisterlee, PDG du groupe, ajoutant que l'Inde et la Chine ont enregistré une croissance de plus de 20 % de leurs ventes. La division médicale a particulièrement bien résisté à des effets de change négatifs combinés à la baisse de la demande aux Etats-Unis, avec un Ebita stable et des prises de commandes globales en hausse de 10 %, dont un tiers dû à des contrats à long terme. Ayant constaté « des stocks de produits invendus très bas » dans l’électronique grand public, le PDG a toutefois annoncé « des mesures pour améliorer la rentabilité insuffisante de l’activité téléviseurs, sans exclure un désinvestissement », tandis qu’il prévoit la poursuite de la « solide croissance » constatée dans la division éclairage.

En conséquence, Philips s’est dit «en bonne voie» pour parvenir entre 2008 et 2010 à une croissance annuelle de son chiffre d'affaires à périmètre comparable d'au moins 6 %, avec une marge d'Ebita supérieure à 10 %. Quand à l’objectif d’une structure de bilan optimisée par recours à l’effet de levier, il pourrait être atteint plus tôt que prévu selon le directeur financier Pierre-Jean Sivignon qui spécifie qu’« entre le financement des acquisitions déjà annoncées, l’accélération du programme de rachat d’actions de 5 milliards d’euros d’ici à fin 2008 et la hausse du dividende, nous pourrions passer en situation d’endettement net d’ici fin avril », contre une trésorerie nette de 5,2 milliards d’euros à fin 2007. Suite à ces résultats, le titre ne perdait que 0,82 % lundi dans un marché fortement baissier.

A lire aussi