Peu affectée par la crise, Dexia étend les objectifs de son plan de développement

le 03/03/2008 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

La banque a dépassé à la fois les 10 % de croissance annuelle visés pour l’action et les différents métiers, sauf l’activité de marchés financiers

Pour le deuxième trimestre consécutif, les comptes de Dexia sont marqués par des dépréciations : 203 millions d’euros au titre d’un ajustement à la valeur de marché chez son rehausseur de crédit américain Financial Security Assurance (FSA) ainsi que 75 millions d’euros dans l’activité trésorerie et marchés financiers. Le bénéfice part du groupe sous-jacent est toutefois en hausse de 14,2 % sur les trois derniers mois et de 12,5 % sur l’année. Quant au résultat net, il est en baisse de 2,7 milliards à 2,5 milliards d’euros sous l’effet des déprécations, mais surtout en raison d’une baisse de 535 millions d’euros d’éléments non récurrents.

Dans la gestion d’actifs, le groupe a connu une décollecte de 2,3 milliards d’euros au dernier trimestre, mais le résultat annuel progresse de 12,3 %. La croissance est de 18,5 % pour le financement aux collectivités locales, métier phare de la banque devenue troisième acteur mondial (16e rang en 2006). En Turquie, où le groupe a repris DenizBank en 2006, la progression est de 41,5 % dans cette activité, l’intégration suivant par ailleurs son cours avec 18 millions d’euros de synergies sur 55 millions à l’horizon 2009.

Seul le résultat de l’activité trésorerie et marchés financiers est en baisse, de 20,1 % sur l’année : « Après un troisième trimestre décevant, Dexia est devenu un traiteur net sur le marché interbancaireau cours des trois derniers mois », se réjouit toutefois Axel Miller, administrateur délégué de Dexia. Pour ce qui est de FSA, sa part de marché a encore augmenté en janvier de 50 % à 70 %. Début décembre, la banque avait alloué 340 millions d’euros pour soutenir le développement de cette filiale, un exemple de ce que le groupe compte faire des économies de fonds propres réalisées lors du passage à Bâle II.

« Notre ratio passe de 9,1 % à 11,5 %. Les économies s’élèvent d’ores et déjà à 2 milliards d’euros mais pourraient augmenter de 500 millions en affinant nos méthodes », explique Axel Miller. Outre le développement des activités, « majoritairement de façon organique », cette trésorerie sera partiellement consacrée au programme de rachat d’actions annoncé en septembre. De plus, la banque a étendu les objectifs de son plan stratégique d’un an : « Nous confirmons pour la période 2008-2010 nos objectifs de croissance de 10 % du bénéfice par action (11,3 % en 2005-2007) et de plus de 10 % du dividende (13,2 %) », fait savoir Axel Miller.

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