Nouvel appel au secours de Citigroup et Merrill

le 16/01/2008 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

« C’est maintenant aux dirigeants de générer des revenus supérieurs au coût du capital », juge un gestionnaire de fonds. Un objectif que les patrons de deux banques espèrent pouvoir réaliser, maintenant qu’elles sont renflouées. « Ces opérations permettent d'assurer que Merrill Lynch est bien capitalisé », remarque le PDG de Merrill, John Thain. Son homologue de Citigroup, Vikram Pandit, justifie aussi cette nouvelle injection par un désir de se « concentrer à nouveau sur les résultats et la croissance ». Une nécessité, car le nombre de fonds souverains à solliciter n'est pas extensible.

Les nouveaux investisseurs sont confiants. Ainsi, Tony Tan Keng Yam, vice-président du fonds de Singapour, a dit que l’investissement répond à ses « objectifs d'investissement à long terme, en termes de risque et de rendement », tandis qu’Al-Waleed a réitéré « son soutien ferme à Citigroup ».

Si les banques de Wall Street ont reçu pour l’instant 59 milliards de dollars de différents investisseurs, dont la plupart sont basés au Moyen-Orient et en Asie, elles n’ouvrent pas pour autant la porte en grand. La crise continuant et les dépréciations ayant maintenant passé la barre des 100 milliards de dollars, les groupes refusent toujours d’accorder le moindre droit de vote à leurs sauveurs.

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