Morgan Stanley IM s'offre une nouvelle dimension en France

le 17/01/2008 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

La succursale spécialisée dans la gestion d'actifs veut quadrupler ses encours d'ici 2010. Douze nouvelles personnes ont été recrutées

Nommée en 2004 responsable du bureau français de Morgan Stanley Investment Management (IM), Charlotte Kalaidjian se félicite du chemin parcouru. « Nous nous sommes réinventés depuis 2005 », a-t-elle déclaré hier lors d’une conférence de presse. Nouvelle gamme de produits, nouvelles équipes et nouveaux clients, la banque d'origine américaine a mis le paquet pour développer son activité de gestion d’actifs. « Nous avons eu de nouveaux moyens un peu partout dans le monde », explique la responsable. L’objectif du groupe est clair : faire en sorte que les encours à l’international rattrapent ceux en provenance des Etats-Unis. A fin 2006, ils étaient d’à peine 20 %.

Longtemps «endormi», le bureau parisien – constitué d’à peine trois personnes fin 2006 et chargé en plus du marché suisse – a pris une nouvelle dimension : recrutement de douze nouveaux collaborateurs dont neuf commerciaux, transfert du suivi du marché suisse à Zurich, et création d'une nouvelle société de gestion, Fundlogic, issue d'une collaboration avec les équipes dérivés de la salle de marché parisienne de la banque d'affaires. Enfin, une nouvelle offre de fonds alternatifs a été développée, conséquence directe des investissements de Morgan Stanley dans divers hedge funds. Fin 2006, la banque a pris des participations importantes dans Avenue Capital, Lansdowne Partners ou encore FrontPoint Partners.

Forte de ces nouveaux moyens, la structure française vise un quasi-quadruplement de ses encours pour 2010. « Notre objectif est d’atteindre 16 milliards de dollars (11 milliards d’euros) sous gestion contre 4,3 milliards de dollars (2,9 milliards d’euros) aujourd’hui », explique Charlotte Kalaidjian. Sans surprise, la gestion alternative constituera le principal moteur. « Nous avions anticipé le souhait des institutionnels d’élargir leur portefeuille vers l’alternatif. (…) Cela a été plutôt bénéfique car cette gestion a finalement été la moins impactée par la crise du subprime », estime Charlotte Kalaidjian, qui prévoit de lancer les premiers fonds de droit français – en l’occurrence des fonds alternatifs Aria – au premier semestre. Si la collecte nette a été positive de 700 millions de dollars en 2007, Morgan Stanley IM France a souffert d’une décollecte sur les fonds actions de l'ordre de 80 millions de dollars, « principalement sur les fonds immobiliers cotés et les actions américaines », précise Charlotte Kalaidjian.

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