Le marché automobile français subit le contrecoup du malus écologique

le 04/02/2008 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Après le boom de décembre, les ventes ont reculé de 5,5 % en janvier. Les allemands chutent lourdement, Renault également

Coup de frein pour le marché automobile français. En décembre, les clients avaient anticipé leurs achats dans l’optique de l’entrée en vigueur du malus écologique entraînant une hausse de 21 % des immatriculations. En janvier, ils se sont logiquement montrés moins actifs : les immatriculations de voitures neuves se sont tassées de 5,5 %.

Comme pouvaient le laisser prévoir les chiffres de fin 2007, les fabricants de grosses cylindrées ont été les plus pénalisés après le boom de décembre. Le groupe BMW recule de 8 % (-24,2 % pour la seule marque BMW), Daimler de 28,4 % (-36 % pour Mercedes) et Volkswagen de 14,5 % (-30 % chez Audi).

A l’inverse, les marques mieux positionnées sur les petites motorisations ont réussi une belle percée à l’image de Peugeot (+5,1 %), Citroën (+8,6 %), Fiat (+43,7 %) et même Mini (+53,2 %).

Enfin Renault peine toujours à placer ses véhicules. Certes, 2.910 unités de sa nouvelle Laguna ont été vendues (contre 1.169 pour l’ancienne génération un an plus tôt). Néanmoins, les immatriculations de la marque ont reculé de 10,4 % en raison notamment d’un plongeon de 27 % pour la famille Megane (renouvelée à partir l’automne 2008). Sans donner de chiffres, Renault reconnaît que les ventes aux loueurs ont baissé de façon importante du fait de sa politique visant à limiter les rabais. Il dit aussi avoir été pénalisé par l’attente de disponibilité des nouveaux modèles pour lesquels des commandes ont été passées. Ce qui, assure-t-il, devrait profiter aux prochains mois. En attendant, c’est encore Dacia qui permet d’amortir la baisse (voir encadré). En l’intégrant, le groupe limite le recul de ses ventes à 3,1 % De quoi conforter dans leur idée ceux qui jugent que le low-cost sera le contributeur essentiel aux objectifs de ventes du plan 2009.

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