LVMH ne craint pas une légère récession américaine

le 07/02/2008 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le géant du luxe affiche en 2007 une hausse de 12 % de son résultat opérationnel courant et dépasse les 2 milliards d’euros de bénéfice net

Encore une année de forte croissance pour LVMH, avec une hausse de 8 % de ses ventes (+13 % en organique) à 16,5 milliards d’euros et de 12 % de son résultat opérationnel courant (+20 % hors effets de change) à 3,6 milliards, soit une progression d’un point de la marge opérationnelle courante à 22 %. Seul, le résultat net déçoit légèrement à 2 milliards (+8 %), pâtissant d'un effet de base défavorable. Fort d’un mois de janvier qui enregistre une croissance organique à deux chiffres des ventes de tous les pôles du groupe, le géant du luxe anticipe une croissance « sensible » de ses résultats 2008, en dépit d’un contexte économique perturbé. « Si cette crise est limitée – ce que je crois – avec une récession sur un ou deux trimestre, les conséquences seront limitées, faibles, voire inexistantes », estime Bernard Arnault, PDG de LVMH, rappelant que la clientèle du groupe est peu affectée par cette crise conjoncturelle. Le groupe compte confirmer sa réussite en Russie, en Chine et en Inde, où il a été le premier acteur du luxe à s’installer.

En revanche, la croissance externe n’est pas à l’ordre du jour. « Nous n’avons pas besoin d’acquisition. Il faudrait vraiment qu’elle soit irrésistible », explique Bernard Arnault. Ce dernier a clairement déclaré n’avoir « pas d’intérêt pour Clarins » et ne pas avoir déposé d’offre pour la vodka Absolut. Quant au Financial Times, Bernard Arnault le juge « un peu trop cher pour nous probablement ».

En dépit de ces performances, le titre LVMH ne prenait hier que 1,06 % à 69,71 euros. D’ailleurs, « pourquoi sommes-nous classés dans les entreprises cycliques ? », s’interroge Bernard Arnault, invitant les analystes à revoir leur jugement en se référant à la régularité des résultats de LVMH.

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