Londres étudierait la nationalisation de Northern Rock

le 14/01/2008 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Une solution «secteur privé» difficile à trouver, l’ancien patron de la Lloyd’s serait appelé pour relancer le banque

Devant la difficulté de mettre au point un plan de reprise de Northern Rock par le secteur privé, le gouvernement britannique étudierait un projet de nationalisation de la banque. La BBC sur son site internet affirme que cette décision pourrait être prise dans les tous prochains jours. La BBC rajoute qu’il a été décidé de nommer Ron Sandler, ancien patron du marché d'assurances de la Lloyd's, à la présidence de la banque en difficulté pour le cas où elle serait effectivement nationalisée.

Propos confirmés par l’interessé, "dans le cas d'une nationalisation, j'ai accepté de prendre le poste de président exécutif", a déclaré Ron Sandler, précisant que son rôle serait de "stabiliser" la banque, rapporte de son côté l’AFP.Ron Sandler est considéré dans la City londonienne comme l'auteur du redressement de la Lloyd's. Il avait travaillé pour le Trésor à l'époque où il était dirigé par l'actuel Premier ministre britannique Gordon Brown. Aucun commentaire n'a pu être obtenu auprès de Northern Rock et du ministère britannique dans l'immédiat.

Goldman Sachs , engagée pour boucler le financement du sauvetage, est en discussion avec deux consortiums concurrents menés par les groupes d'investissement Virgin et Olivant, mais les turbulences persistantes sur le marché du crédit font craindre des difficultés pour financer un rachat. Aussi cherche-t-elle également des investisseurs en Chine et au Moyen-Orient pour participer au financement. Le ministre britannique des Finances, Alistair Darling, avait d’ailleurs déclaré jeudi que Londres n'avait pas d'objection à la participation de fonds souverains au financement de l'opération, rapportait jeudi le quotidien britannique The Guardian. Autre incertitude, l’attitude des actionnaires de Northern Rock, qui doivent se réunir en assemblée générale extraordinaire le 15 janvier. Alistair Darling, ayant déclaré à leur sujet devant une commission parlementaire qu'il protégerait les dépositaires et les contribuables, mais que les actionnaires ne seraient pas autorisés à entraver un sauvetage de la banque

Northern Rock, autrefois le numéro cinq britannique du crédit immobilier a emprunté environ 26 milliards de livres à la Banque d'Angleterre. Un premier pas dans le remboursement des emprunts colossaux , le groupe a vendu un portefeuille de 2,2 milliards de livres sterling (2,9 milliards d'euros) de créances immobilières à la banque américaine JP Morgan.

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