L'immobilier américain continue d'afficher des plus bas records

le 24/12/2008 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

La vente de logements neufs retrouve des niveaux jamais vus depuis 1991, celui de l'ancien repli le plus marqué depuis les années 1930

Ce n’est pas du côté de l’immobilier que les Américains vont trouver un réconfort. Les dernières statistiques publiées s’accompagnent de nouveaux records. Les ventes de logements neufs ont ralenti en novembre aux Etats-Unis, à des niveaux que l'on n'avait plus vus depuis 1991, indiquent les statistiques publiées mardi par le département du Commerce. Le volume annuel CVS de 407.000 logements est en baisse de 2,9% sur octobre et est le plus bas depuis janvier 1991. Le prix de vente médian a augmenté à 220.400 dollars contre 214.600 dollars en octobre. La moitié des maisons vendues l'ont été au-dessus de ce prix et la moitié en dessous.

Pas d’embellie, non plus pour les ventes de logements anciens qui ont chuté de 8,6% en novembre aux Etats-Unis - un record - à 4,49 millions d'unités et le prix médian des logements a reculé pour le cinquième mois consécutif à 181.300 dollars, selon des données publiées mardi par l'Association nationale des promoteurs immobiliers (NAR). Sur un an, le prix médian des logements anciens a baissé de 13,2%, soit le plus important recul depuis que cette association a commencé à publier cette série statistique en 1968 et sûrement, selon Lawrence Yun, économiste chez la NAR, le repli le plus marqué depuis la grande dépression des années 1930.

Aux Etats-Unis aussi, la contraction de 0,5% du PIB observée d'un trimestre à l'autre est la plus forte depuis le troisième trimestre 2001, marqué par le contrecoup des attentats du 11-Septembre. Les dépenses des consommateurs américains ont diminué de 3,8%, leur recul le plus sensible depuis le deuxième trimestre 1980, après le second choc pétrolier. Les investissements en matériels et logiciels se sont tassés de 7,5%, leur fléchissement le plus sensible depuis le début 2002. 

Seule note légèrement optimiste, le moral des consommateurs américains a remonté plus que prévu en décembre, même si la détérioration du marché du travail et le recul des salaires restent des sujets d'inquiétude, montrent mardi les résultats définitifs de l'enquête mensuelle Reuters-Université du Michigan. L'indice du sentiment des consommateurs s'est établi à 60,1 contre 55,3 en novembre. Ceci dit, l'enquête souligne toutefois que sans les rabais, plus importants que d'habitude, sur les prix consentis par les magasins avant les fêtes, le sentiment serait restait «inchangé».

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