L'Allemagne prépare un nouveau plan de relance de 25 milliards d'euros

le 29/12/2008 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Un premier train de mesures doit entrer en vigueur en janvier mais a déjà été jugé insuffisant, d'où une nouvelle initiative

Le gouvernement allemand prévoit de prendre de nouvelles mesures de soutien à l'économie d'un montant qui sera limité à 25 milliards d'euros. Le projet a été défini lors d'une rencontre mardi entre le directeur du cabinet de la chancelière Angela Merkel et des représentants des seize Länder allemands dont Ingolf Deubel. Ce dernier, ministre des Finances du Land de Rhénanie-Palatinat, a confirmé l'information dans le quotidien Rhein-Zeitung. La semaine dernière, le magazine Der Spiegel avait évoqué le chiffre de 40 milliards d'euros. Début décembre, Berlin a adopté un premier train de mesures de relance, évaluées à 31 milliards d'euros par le gouvernement, qui doit entrer en vigueur en janvier.

Mais, après de nombreuses critiques disant que ce dispositif serait insuffisant pour sortir la première économie de la zone euro de la récession, Angela Merkel a annoncé samedi que le gouvernement prendrait une nouvelle initiative de soutien à l'économie en janvier. Certains économistes pensent que l'Allemagne va être confrontée à la plus sévère récession qu'ait jamais connue le pays depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Angela Merkel doit rencontrer les représentants des partis de la coalition au pouvoir, la CDU (chrétiens-démocrates) et le SPD (socialistes), le 5 janvier. Selon le Süddeutsche Zeitung, une dizaine de milliards d'euros proviendrait de l'allègement de charges sociales tandis que les allégements fiscaux totaliseraient plusieurs milliards d'euros. Plusieurs milliards iraient aussi à l'investissement public. Parmi les mesures envisagées figurent également des baisses d'impôts et une «prime à la casse» des voitures anciennes.

Selon le Süddeutsche, le nouveau plan sera limité parce que l'Allemagne veut se conformer au Pacte de stabilité et de croissance de la zone euro, qui oblige le déficit budgétaire des pays membres à ne pas dépasser 3% du produit intérieur brut (PIB).

Le président de la Banque centrale européenne Jean-Claude Trichet a indiqué récemment que les pays de la zone euro feraient bien de réfléchir au montant de dette qu'ils accumulent pour relancer leurs économies.

Un porte-parole du ministre des Finances a déclaré qu'aucune décision n'avait encore éte prise au sujet d'éventuelles nouvelles initiatives de relance, tout en ajoutant que plusieurs options étaient envisagées.

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