L’AFG appelle à plus de clarté sur la catégorie des fonds monétaires

le 16/01/2008 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

L’association réfléchit à une nouvelle appellation de ces actifs, fortement ébranlés dans le sillage de la crise du crédit survenue durant l’été

Si elle aborde l’année 2008 « avec confiance et détermination », l’AFG (Association française de la gestion financière) reconnaît que la crise survenue durant l’été a eu de sérieuses conséquences sur le marché de la gestion, devant engendrer encore plusieurs mois d’incertitude. Compartiment le plus touché, les fonds monétaires devraient être amenés à évoluer. « Un certain nombre de réformes sont à venir, notamment une réforme d’appellation. Il nous semble nécessaire de clarifier ce que sont les monétaires dynamiques », a indiqué Jean-François Boulier, président de la commission des techniques de gestion au sein de l’AFG, à l’occasion d’une conférence de presse. « Nous demandons plus de clarté sur cette catégorie d’actifs. Il est fort possible qu’il y ait des critères supplémentaires pour qu’un fonds soit éligible dans le segment monétaire », a expliqué Alain Leclair, président de l’AFG, qui s’est associé dans cette voie à l’AFTE (Association française des trésoriers d’entreprises) et l’AF2i (Association française des investisseurs institutionnels). Un objectif de moyen terme cependant, une fois que le calme sera revenu sur les marchés (L'Agefi du 10 janvier).

Les autres chantiers menés par l’association sur l’année en cours sont multiples. En France, outre la prise en compte des conséquences de la crise du crédit, l’AFG entend promouvoir l’épargne long terme. Un groupe de travail institué par le Haut Comité de Place proposera des orientations d’actions. L’AFG plaide par ailleurs pour une « smart regulation », réglementation pragmatique et réactive, « fondement sur lequel l’innovation financière pourra continuer à se développer, au bénéfice de l’industrie et de ses clients ».

Au-delà des frontières de l’Hexagone, le cap est mis sur la poursuite du développement international de l’industrie française, l’Asie faisant à ce titre preuve d’un fort dynamisme. Sur le plan européen, le dossier central sera la rénovation de la directive OPCVM, attendue au printemps. « Cette réforme devrait en particulier donner tout son sens au passeport "produit", faciliter les fusions de fonds transfrontières, permettre la mise en place de fonds maîtres-nourriciers européens, harmoniser et rendre lisible le prospectus dit simplifié, pousser à une meilleure coopération entre les régulateurs des différents pays et surtout mettre en place un véritable passeport des sociétés de gestion d’OPCVM», a expliqué l’AFG.

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