France Télécom a battu tous ses objectifs financiers en 2007

le 07/02/2008 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Son exposition croissante aux nouveaux marchés ainsi qu’une gestion stricte des coûts expliquent son niveau de confiance élevé pour 2008

France Télécom retrouve le chemin d’une croissance rentable. Le troisième groupe européen de télécoms a en effet publié des résultats annuels 2007 bien supérieurs aux attentes du marché et à ses propres objectifs en termes d’activité, de rentabilité et de génération de cash-flow. Son chiffre d’affaires a progressé de 2,4 % pour atteindre 53 milliards d’euros, un rythme 2 fois plus élevé qu’en 2006, grâce au dynamisme de marchés émergents comme l’Egypte et la Roumanie et à la pénétration accrue des nouvelles offres combinées (TV sur iInternet, téléchargement de musique…) ; l’ensemble a largement compensé l’érosion des revenus de la téléphonie fixe ou mobile dans des pays plus matures comme la France ou le Royaume-Uni. La marge brute opérationnelle (MBO) a légèrement augmenté (de 35,9 % à 36,1 %) d’une année sur l’autre contre une stabilisation attendue à l’origine, le résultat net faisant pour sa part un bond de 52 % à 6,3 milliards d’euros, en partie grâce à une économie d’impôts de 850 millions.

Le cash-flow organique qui s’est élevé à 7,8 milliards en 2007 devrait encore progresser cette année, ayant déjà contribué à un désendettement plus rapide que prévu ; avec 38 milliards de dette nette fin 2007 contre 42 milliards un an plus tôt, l’objectif du groupe de parvenir à un ratio de dette nette sur MBO inférieur à 2 a donc été atteint en 2007 avec un an d’avance. La direction financière prévoit « une expansion comprise entre 2 % et 3 % des marchés sur lesquels opère le groupe », une poursuite de la réduction de ses coûts et le maintien d’un ratio d’investissements sur chiffre d’affaires autour de 13 %, n’excluant pas « quelques acquisitions sélectives, notamment dans la publicité en ligne ». Quant à la rémunération des actionnaires, le dividende versé progressera cette année de plus de 8 % à 1,3 euro par action tandis que par la suite, « le conseil d'administration se réserve la possibilité de porter le taux de distribution, le cas échéant, au-delà de 45 % du cash-flow organique annoncé antérieurement ». Comme on le souligne chez CM-CIC, « la politique de rémunération des actionnaires potentiellement plus agressive souligne la confiance accrue du groupe dans ses perspectives ». Le retour d’une croissance même modeste et le profil défensif du groupe ne devraient pas déplaire aux investisseurs dans un environnement économique de plus en plus incertain.

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