Exel Industries aux aguets d'opportunités d'acquisitions

le 17/12/2008 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le groupe spécialisé dans les équipements de pulvérisation dispose de lignes de crédit confirmées pour plus de 100 millions d’euros

Pour la direction d’Exel Industries, la crise pourrait ouvrir un certain nombre d’opportunités en matière d’acquisitions tant dans son activité protection des matériaux est plus exposée au ralentissement économique que dans celle des végétaux. L’objectif de toute croissance externe est de développer ses parts de marché à l’international. Si la direction préfère prendre son temps en matière d’approche des cibles, elle peut s’appuyer sur un savoir-faire confirmé par le redressement plus rapide que prévu des résultats de Hardi, la dernière acquisition réalisée en novembre 2007 (payée 39 millions d’euros sur une valeur d’entreprise de 100 millions d’euros), dont «l’intégration se passe vite et bien» selon Patrick Ballu, le PDG du groupe.

Intégré sur 9 mois, Hardi a vu ses résultats s’améliorer sensiblement avec une marge opérationnelle courante qui est ressortie à 8,7% - à comparer à 3,1% au premier trimestre - grâce notamment à une dynamique des ventes retrouvée au second semestre (+19,3%). Outre une réorganisation complète de l’outil industriel, un effort a été porté sur l’amélioration du BFR qui représentait avant l’acquisition près de 50% du chiffre d’affaires d’Hardi et a été réduit à la fin de l’exercice à 38%. « Notre objectif est de rapprocher le niveau de BFR d’Hardi de celui du groupe à savoir de l’ordre de 20% du chiffre d’affaires», rappelle le PDG. Parmi les facteurs qui expliquent cette amélioration, la réduction des stocks et un travail sur la réduction des encours clients aux Etats-Unis notamment.

Ce travail effectué sur le BFR d’Hardi permet à Exel Industries d’afficher à fin de l’exercice un bilan solide. Malgré le financement de l’acquisition, le groupe affiche un gearing net de 22,9% soit un endettement net de 36,2 millions d’euros pour des fonds propres de 157,9 millions. Surtout, il dispose encore de lignes de crédit confirmées d’un montant supérieur à 100 millions d’euros pour saisir toute opportunité. « Les conditions de ces lignes ont été négociées avant la crise et ne présentent aucun convenant bancaire », précise Patrick Ballu. Si le groupe s’est refusé à communiquer toute prévision chiffrée pour l’exercice 2008/2009, le ton est plutôt serein face à la crise et ce malgré un premier trimestre en baisse de 2,7% à 74,5 millions d’euros hors Hardi (+42,7% en publié).

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