Le coût de la fraude s'élève à 650 milliards de dollars par an selon Kroll

le 05/02/2008 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le dernier rapport du groupe de veille et d'intelligence économique montre que les services financiers sont les plus touchés

Des salariés qui quittent l’entreprise avec des secrets commerciaux, des tentatives d’extorsion de courriels, une production nocturne frauduleuse… Autant d’exemples que l’on trouve dans le dernier rapport sur les fraudes - qui inclut la contrefaçon - publié par la société de conseil en gestion des risques, Kroll. En effet, d’après sa dernière étude trimestrielle, entre 1998 et 2004, la contrefaçon a décuplé. Le groupe américain estime le préjudice annuel de la fraude à « 650 milliards de dollars, soit 5 à 7 % du commerce mondial ».

Parmi les mauvais élèves, le cabinet de conseil met en avant le Brésil et l’Italie. Au Brésil, « 74 % des sondés achètent des produits piratés ». Cela coûterait 10,6 milliards de dollars par an de recettes fiscales à l’Etat brésilien. En Europe, l’Italie est le pays le plus touché par la fraude, avec « 20 % de vêtements contrefaits », une entreprise sur cinq victime de vol de la propriété intellectuelle, et 7 milliards de produits illégaux, dont la moitié en vêtements, accessoires et produits multimédias. Rome tente pourtant de freiner cela : ainsi, « 90 millions de produits contrefaits ont été saisis en 2006, 30 % de plus qu’en 2005 ».

La lecture du rapport annuel 2007-2008 du cabinet new-yorkais montre que la fraude ne concerne pas uniquement les biens industriels. Le secteur des services financiers apparaît d’ailleurs comme le plus touché, loin devant celui des biens de consommations, la Société Générale en donnant un échantillon. Au cours des trois dernières années, ce secteur « affiche le plus fort taux de pertes liées à la fraude par entreprise, plus de deux fois supérieur à la norme ». Par ailleurs, « plus du quart des entreprises de ce secteur a subi des violations des règles de gouvernance, des cas de fraude financière interne, des attaques informatiques et des vols de biens matériels ». Enfin, près de 90 % des entreprises des services financiers ont vu leur vulnérabilité s’accroître contre seulement 70 % dans le cas des biens de consommation.

Comment se prémunir ? Kroll invite au bon sens. Il convient de s’entourer d’une équipe efficace adhérant au projet, de bien analyser les problèmes, de mettre en place un système de gestion de l’information, ou d’adapter sa communication…

Pour accéder au rapport trimestriel cliquer sur le lien suivant : 

http://www.agefi.fr/documents/1/1/200802/KQF.pdf

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