Les conseils d'administration et les comités devront mieux préparer les AG 2008

le 13/02/2008 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Les administrateurs devraient être davantage sollicités pour leur présence et leur participation active en amont de l'assemblée

A quelques mois de la saison des assemblées générales 2008, l’Institut français des administrateurs (IFA) s’est penché sur les améliorations attendues. Déjà « les AG françaises connaissent des améliorations significatives, s’est félicité Gérard Mestrallet, PDG de Suez et président de Paris-Europlace. Elles sont devenues plus vivantes, et un lieu de dialogue avec les actionnaires. Ils ont le pouvoir et doivent décider ». Néanmoins, Gérard Mestrallet espère encore une amélioration du dialogue direct avec le marché.

Jean-Paul Jacamon, notamment administrateur d’Alcan et d’Amec, constate que les différences entre les assemblées parisiennes et londoniennes s’estompent progressivement. Il relève néanmoins encore des spécificités britanniques : la présence impérative des administrateurs, qui peuvent être interpellés à tout moment de l’AG ; l’importance des organismes de conseil de vote, du type ISS ou Proxinvest ; et la présence de questions posées longtemps avant l’AG. Pour cette année, les émetteurs auraient tout intérêt à prendre davantage en compte l’importance des proxys, et notamment connaître plus tôt leur position et leur politique de vote !

D’ailleurs, à l’issue d’une étude réalisée auprès d’administrateurs, InvestorSight propose des bonnes pratiques pour les prochaines AG : tenir un conseil sur l’ordre du jour de l’AG dès le mois de décembre ou janvier (et ne pas attendre l’arrêté des comptes en février) ; mieux connaitre le profil des principaux actionnaires, leur politique de vote et leur perception de la société ; charger les comités d’instruire les résolutions en amont des réunions du conseil ; argumenter les projets de résolutions (notamment les nominations d’administrateurs et les autorisations financières) ; faire venir tous les administrateurs lors de l’AG (parfois les candidats ne sont même pas présents !) ; généraliser les interventions des présidents de comité à l’AG et prévoir un compte-rendu au conseil après l’AG.

Cette saison des AG verra aussi la première application de la loi Tepa de l’été dernier sur la rémunération des mandataires sociaux. Un dispositif qui ne concerne que les éléments post-mandat de la rémunération des dirigeants, et nécessite une résolution particulière, précisant les conditions de performance du bénéficiaire.

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