Cimolai veut lever 7 millions d’euros sur Alternext

le 25/01/2008 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le groupe familial de BTP et génie civil italien compte se faire un nom à l'international et accroître ses capacités de production

Cimolai cherche à lever 70 millions d’euros à l’occasion de son entrée sur le marché Alternext prévue à la mi-février 2008. Créé en 1949, ce groupe de BTP et de génie civil, historiquement spécialisé dans l'acier, développe donc ses activités autour de ce métal : cet « Eiffel italien » construit du gros œuvre et des commandes publiques, comme des stades (stade olympique d'Athènes pour les JO 2004), des ponts ou des édifices industriels (hangars de maintenance de l'A380 à Toulouse).

En 2006, la société s'est tournée vers la production de tubes (auparavant achetés à des tiers) puis en 2007 sur le segment des coques métalliques de bateau de croisière. L'objectif de cette double intégration, verticale d'une part, et horizontale d'autre part, est triple : mieux maîtriser la chaîne de production, acquérir des savoir-faire qualitatifs et enfin développer son activité sur des secteurs dégageant de meilleures marges. La majorité du chiffre d'affaires (72,6 % en 2007) est actuellement réalisée dans la construction. Un chiffre que le groupe espère voir diminuer à 45,4 % en 2010, au profit des activités de tubes (17 % du CA attendu en 2011) et de coques. Pour cela la société a investi 10 millions d’euros en 2006 dans une presse à 6.000 tonnes de poussée, capable de réaliser des tubes avec soudure.

L'objectif de l'introduction en Bourse est d'améliorer la visibilité du groupe. Selon le directeur, Luigi Cimolai, il s'agit « de faire davantage connaître le groupe, en internationalisant son actionnariat ». Le groupe a voulu se coter sur la place de Paris pour se « rapprocher des acteurs majeurs du BTP ». La levée de fonds est destinée accroître ses capacités de production, et procéder à une opération de croissance externe. Cimolai prévoit un chiffre d'affaires, hors augmentation de capital et acquisitions, pour 2008 de 221,68 millions d’euros, soit une augmentation de 40 %. Le résultat d'exploitation s'établirait à 10,65 millions d’euros, soit une marge portée à 16,5 % contre 7,1 % estimée en 2007. En fin de période (2011), le plan de développement prévoit un chiffre d'affaires de 282,6 millions d’euros avec une marge d'exploitation de 20,1 %. Des perspectives qui reposent notamment sur un plan de charge de près de quatre ans.

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