Bush veut accroître les pouvoirs de la Fed

le 31/03/2008 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

(Suite de la première page)

Le plan de" l’administration Bush", dévoilé par le New York Time samedi et confirmé par plusieurs agences de presse devrait élargir considérablement les pouvoirs de la banque centrale des Etats-Unis. La Fed aurait le pouvoir d'enquêter sur n'importe quelle institution financière si elle est jugée mettre en péril la stabilité économique du pays. Elle aurait aussi toute latitude pour combattre les risques pour le système financier dans son ensemble. Pour se faire, elle disposerait de nouveaux pouvoirs pour rassembler des informations sur une vaste chaîne d'institutions et qu'ainsi, elle puisse mieux détecter d'éventuelles menaces pour l'économie américaine.

«Un organisme de régulation serait également chargé de surveiller les institutions financières fonctionnant à l'aide de garanties du gouvernement, tels que les assurances de dépôt pour les banques. Un autre régulateur serait chargé des questions de protection du consommateur», indique de son côté l’Associated Press. Semble-t-il perdante de cette réforme, la Securities and Exchange Commission (SEC), perdrait de son pouvoir et pourrait être fondue avec la Commodity Futures Trading Commission, autorité de régulation des marchés des matières premières.

Autre projet que prépare, par ailleurs, «l’administration» Bush, un plan destiné à venir en aide à des milliers de propriétaires menacés de saisie en les aidant à refinancer leurs prêts, rapporte le Washington Post dans son édition de samedi.S'il est mis en œuvre, ce serait alors la première fois que la Maison blanche utiliserait des crédits fédéraux pour venir en aide aux emprunteurs les plus en difficulté. Aux termes de ce projet, la Federal Housing Administration (FHA) serait chargée d'encourager les sociétés de prêts à réduire le montant du crédit et à accorder de nouveaux

Il reste que cette crise n’en finit pas de ses prolongations. Elle pourrait coûter jusqu’à 600 milliards de dollars (380 milliards d'euros) aux banques et autres institutions financières du monde entier, selon un rapport interne de la BaFin cité par le magazine allemand Der Spiegel de ce lundi. C’est le scénario le plus noir envisagé. "Sur la base des informations dont nous disposons et de la situation actuelle du marché, nous pensons qu'un chiffre de 430 milliards de dollars (270 milliards d'euros) est plus probable", ajoute le rapport de 16 pages de la BaFin. L’autorité évoquerait aussi un risque de voir la crise financière se propager au-delà du secteur bancaire pour gagner les hedge funds, les assureurs, les fonds de pension et même certaines entreprises extérieures au monde de la finance.

A lire aussi