Les banques créancières accordent un délai à Taylor Wimpey

le 29/12/2008 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le constructeur immobilier britannique aura finalement jusqu’au 31 mars prochain pour refinancer sa dette

Une rallonge de dernière minute bienvenue. Le constructeur immobilier britannique a annoncé la semaine dernière qu’il avait obtenu un délai supplémentaire pour procéder à des tests sur sa dette. Ses banques créancières ont en effet repoussé jusqu’au 31 mars la date limite pour y procéder.

Initialement, la société devait procéder à ces mesures en janvier. Mais elle a reconnu qu’elle n’aurait pas été en mesure dans ce cas de respecter ses clauses contractuelles (covenants). Une rupture qui aurait permis aux investisseurs ayant souscrit des billets de trésorerie lors d’un placement privé d’exiger le remboursement de 380 millions de livres. Pis encore, la rupture d’un covenant sur une partie de la dette étant considérée comme un manquement aux engagements également sur les autres lignes, les détenteurs d’obligations auraient eux aussi été en mesure de demander le paiement anticipé de 450 millions de livres.

En dégradant le groupe de «B» à «CCC» en novembre, Fitch avait d’ailleurs bien noté que Taylor Wimpey restait «dépendant de la décision de ses créanciers», dans la mesure où une demande de test sur la dette aurait pu conduire très rapidement «à un défaut».

Taylor Wimpey va donc avoir un peu plus de temps pour renégocier sa dette de 1,9 milliard de livres et trouver un cadre lui permettant de respecter ses engagements. Fin novembre, la presse britannique avait évoqué plusieurs pistes comme l’allongement de la maturité de la dette jusqu’à 2012 ou encore la conversion d’une partie en capital. Une dernière option qui est jugée la plus probable par l’agence de notation.

Certes, les négociations devraient rester tendue compte tenu de la situation du groupe et de l’Etat du marché immobilier outre-Manche, à un plancher de trente ans.

Il n’en reste pas moins que, pour le courtier Panmure Gordon, ce délai accordé est bien «le signe que les banques souhaitent aboutir à une solution». Du coup, «la probabilité d’une faillite se réduit».

L’intéressé a lui aussi souhaité se montrer rassurant. Notant que les discussions se poursuivaient «sur une base constructive», il s’est dit confiant dans le fait qu’«une solution solide de financement à moyen terme, tenant compte des exigences de toutes les parties prenantes, sera trouvée avant la fin du délai accordé».

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