Affaire Madoff : la SEC prise en défaut

le 16/12/2008 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le débat sur les lacunes de la régulation de Wall Street est relancé

 La Securities & Exchange Commission (SEC) est à nouveau sur la sellette. Après l’arrestation le 11 décembre de Bernard Madoff, accusé d’être l’auteur d’un «montage Ponzi» ayant généré 50 milliards de pertes pour ses investisseurs, la principale autorité de tutelle et de surveillance des intermédiaires financiers aux Etats-Unis fait l’objet en ce début de semaine d’une nouvelle pluie de critiques. A trois reprises entre 1991 et 2007, la SEC a examiné les activités de courtage et d’investissement du financier new-yorkais sans qu’aucune de ses enquêtes ne débouche sur la découverte d’une fraude massive au mécanisme de base pourtant rudimentaire – le capital apporté par les nouveaux investisseurs sert à financer les «gains», purement fictifs, des plus anciens. Hier, un premier élément d’explication a émergé: les enquêteurs auraient découvert une activité de gestion d’actifs jamais déclarée. Seul Bernard Madoff aurait eu accès aux comptes.

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