L'OCDE épingle les politiques écologiques contradictoires des Etats

le 02/06/2015 L'AGEFI Quotidien / Edition de 18H

Les politiques de subventions des Etats et le fonctionnement actuel du système financier vont à l'encontre des objectifs de la conférence sur le climat de Paris, avertit l’OCDE dans un rapport publié mardi. Les deux tiers des investissement énergétiques, par exemple, se font encore dans les énergies fossiles. Les investissements du secteur privé dans le pétrole, le gaz et le charbon continuent de bénéficier d'aides publiques (subventions ou dispositions fiscales) à hauteur de 50 à 82 milliards d'euros par an pour les seuls 34 pays de l'OCDE. Les avantages fiscaux accordés aux véhicules de société (19% de la flotte automobile de l'OCDE) et aux frais de déplacement -19 à 33 milliards d'euros par an - encouragent l'usage intensif de grosses voitures et donc l'émission de CO2.

L'absence d'un marché du carbone structuré se fait aussi clairement sentir : «on manque d'un prix du carbone fort pour décourager l'investissement dans les combustibles fossiles», souligne Richard Baron, coordinateur d'un rapport présenté mardi. L'organisation estime que les règles prudentielles introduites dans le secteur financier par l'accord Bâle 3 sont de nature à décourager les investissements de long terme dans les activités sobres en carbone et les énergies renouvelables.

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