En partie paralysées, les Bourses chinoises poursuivent leur chute

le 08/07/2015 L'AGEFI Quotidien / Edition de 14H

En partie paralysées, les Bourses chinoises poursuivent leur chute

Les Bourses chinoises ont poursuivi leur chute mercredi pour tomber à des plus bas en quatre mois en dépit des mesures prises par les autorités pour stabiliser les marchés. Près de la moitié des sociétés chinoises cotées ont suspendu leur cotation pour se mettre à l'abri de la correction. Le mouvement de panique s'est par ailleurs propagé à Hong Kong, où l'indice Hang Seng qui a clôturé en baisse de 5,84% et commence aussi à inquiéter la Bourse de Tokyo, qui a connu sa plus mauvaise séance depuis mars 2014 avec un recul de 3,14% de l'indice Nikkei. L'indice Shanghai Composite a clôturé en baisse de 5,91% à 3.507 points et l'indice CSI300 des grandes valeurs cotées à Shanghai et Shenzhen a chuté de 6,75% à 3.663,04.

Signe de la puissance du courant vendeur, les trois futures sur indices chinois ont, pour leur livraison juillet, dépassé leur limite de baisse autorisée (-10%). Mercredi, seules 83 valeurs ont fini en hausse pour 1.439 baisses. Après un an d'emballement financé en grande partie par des emprunts, le marché boursier chinois a corrigé de 30% depuis ses plus hauts de la mi-juin, perdant près de 3.000 milliards de dollars de capitalisation.

Ce mouvement met au défi les mesures annoncés le week-end dernier par les autorités chinoises. Elles ont gelé les projets d'introduction en Bourse et orchestré la mobilisation des sociétés de courtage et des gestionnaires de fonds. Ils se sont engagés collectivement à acheter pour au moins 120 milliards de yuans (17,5 milliards d'euros) d'actions. La société publique de financement des investissements sur marge a quant à elle bénéficié d'une ligne de liquidité directe de la banque centrale. Mercredi, après la clôture, la Commission de contrôle boursier (CSRC) a annoncé un assouplissement des règles de rachat par les entreprises de leurs actions récemment admises sur le marché. Elle a également indiqué que les sociétés financières contrôlées par l'Etat devraient acheter les actions sous-évaluées.

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