Les cours du pétrole s'appuient sur deux nouvelles de marché

le 01/09/2015 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Des commentaires de l'Opep, évoquant de possibles discussions, et des données sur la production américaine ont fait remonter les prix.

Rebond spectaculaire des cours du pétrole. Le contrat octobre sur le brut léger américain (WTI) traité sur le Nymex a gagné lundi 8,8%, signant une progression de 27,5% en trois séances. Du jamais vu depuis août 1990, lors de l'invasion du Koweït par l'Irak. Le Brent a pris de son côté 4,10 dollars (+8,2%) à 54,15 dollars, engrangeant un gain d'environ 25% sur les trois dernières séances.

Plusieurs éléments sont venus soutenir un marché peu liquide, la journée étant fériée au Royaume-Uni. Dans son bulletin mensuel, l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a fait part de son inquiétude concernant «la pression persistante sur les prix, due à la hausse de la production de brut couplée à des spéculations de marché». Dans cet éditorial, l'Organisation, qui représente environ 40% de la production de pétrole au niveau mondial, envisage d'ouvrir des discussions avec d'autres producteurs afin d'endiguer la hausse des prix.

«L'Opep, comme toujours, fera tout ce qui est en son pouvoir pour créer un environnement permettant au marché pétrolier de retrouver un équilibre avec des prix justes et équitables», peut-on lire dans ce document. «Comme l'Organisation l'a souligné à de nombreuses reprises, elle est disposée à échanger avec tous les autres producteurs. Mais cela doit se faire sur un terrain d'égalité. L'Opep protégera ses propres intérêts», ajoute le cartel, qui a jusqu'à présent refusé de réduire sa production sans mesures comparables de pays producteurs non membres, en premier lieu la Russie.

Outre cette perspective d'une éventuelle initiative de l'Opep, le marché a également été électrisé par une publication de l'Agence d'information sur l'énergie (EIA). Cette émanation du département de l'Energie a fait savoir que la production pétrolière aux Etats-Unis a été inférieure aux prévisions en juin. Elle s'est élevée à 9,3 millions de barils par jour (bpj) sur la période, soit 100.000 bpj de moins que le chiffre révisé du mois de mai. Les chiffres de la période de janvier à mai ont en outre été révisés en baisse de 40.000 à 130.000 bpj selon les mois.

Ces données révisées confirment le fait que la production a atteint un pic au printemps, après une phase d'investissements dans le pétrole de schiste.

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