Alexis Tsipras reproche aux créanciers de vouloir "humilier" son gouvernement

le 16/06/2015 L'AGEFI Quotidien / Edition de 18H

Alexis Tsipras reproche aux créanciers de vouloir

Le Premier ministre grec, Alexis Tsipras, a fustigé mardi la volonté qu'il prête aux bailleurs de fonds de son pays de vouloir "humilier" son gouvernement. Selon lui, leur insistance à réclamer de nouvelles coupes budgétaires sont motivées par des raisons politiques. Il a ajouté qu'il voulait d'un accord qui fasse taire une fois pour toutes les voix qui évoquent une sortie de la Grèce de la zone euro mais il a aussi souligné que son gouvernement avait pour mandat de mettre fin à l'austérité, confirmant ainsi les positions qu'il soutient depuis la rupture des négociations avec les créanciers dimanche.

"Le mandat que nous avons obtenu du peuple grec est d'en finir avec la politique d'austérité", a-t-il déclaré à des parlementaires de son parti de gauche radicale Syriza. "Pour y parvenir, nous devons rechercher un accord qui répartisse le fardeau équitablement et qui ne porte pas préjudice aux salariés et aux retraités".

De son côté, la chancelière allemande, Angela Merkel, a laissé planer le doute sur la possibilité de débloquer la situation lors de la réunion des ministres des Finances de la zone euro jeudi à Bruxelles. "Malheureusement, il n'y pas grand chose de nouveau à évoquer", a-t-elle expliqué lors d'une conférence de presse, répétant simplement qu'Athènes devait faire face à ses obligations. "J'ai toujours dit que j'étais disposée à faire tout ce qui était possible pour maintenir la Grèce dans la zone euro. Je reste déterminée à cela", a-t-elle ajouté.

Dans ce contexte, les marchés restent extrêmement nerveux. Les rendements obligataires souverains, en hausse dans la matinée, se sont détendus en fin de journée. De même, les indices actions européens, en forte baisse initialement, ont terminé dans le vert. Le CAC 40 a par exemple gagné 0,51%.

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