La zone euro s'en sort mieux que prévu au premier semestre

le 28/09/2010 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Les dernières révisions des statistiques de croissance du PIB des principaux pays européens montrent que l’économie réelle a bien résisté

En dépit de la crise de la dette souveraine dans les pays d’Europe du Sud et en Irlande, les dernières révisions des statistiques de croissance du PIB des principaux pays européens montrent que l’économie réelle a remarquablement bien résisté. Si l’Allemagne a mené la danse - enregistrant son plus fort taux de croissance trimestriel depuis la réunification - l’Espagne elle-même est parvenue à afficher un taux de croissance positif en dépit d’un taux de chômage supérieur à 20% et de la priorité donnée à la rigueur budgétaire.

Les données du deuxième trimestre confirment que le mauvais temps a eu un impact très notable sur la croissance au nord de l’Europe au premier trimestre, notamment sur l’activité industrielle et le secteur de la construction. Par la suite, avec l’amélioration de la météo, la croissance s’est bien redressée. Il apparaît que la demande externe a joué un rôle important entre avril et juin: les économies les plus tournées vers l’exportation comme l’Allemagne, les Pays-Bas ou l’Autriche ont fait considérablement mieux que les économies souffrant des graves déséquilibres de leurs comptes courants comme le Portugal, l’Espagne ou la Grèce.

Les chiffres du deuxième trimestre sont certes amplifiés par la médiocre performance du trimestre précédent, mais si l’on considère le premier semestre dans son ensemble, il devrait conduire la plupart des économistes, dont ceux de Schroders, à réviser à la hausse leurs estimations pour l’ensemble de l’année 2010. Sur l’ensemble de l’année 2010, nos prévisions sont désormais de +1,7%, ce qui est considérablement supérieur à ce que le consensus anticipait il y a seulement quelques mois.

nuno.teixeira@schroders.com

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