Timide éclaircie des prix de l’immobilier résidentiel américain en avril

le 01/07/2009 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Si l’inflexion mensuelle est positive dans huit des vingt grandes métropoles, cela ne préfigure pas une stabilisation outre-Atlantique avant 2010

Les prix de l’immobilier résidentiel américain vont-ils bientôt se stabiliser ? Si l’indice composite S&P/Case-Shiller d’avril ne permet pas encore de trancher la question, la baisse du prix des maisons individuelles de 18,1 % sur un an dans les vingt plus grandes métropoles du pays est cependant inférieure à la prévision moyenne de 18,6 % des économistes et au repli de 18,7 % de février et mars derniers. Le recul mensuel de 0,6 %, non-corrigé des variations saisonnières, constitue par ailleurs la meilleure performance depuis juin 2008. 

« Il semble qu'un début de stabilisation soit en train d'apparaître dans certaines régions », commente David M. Blitzer, président du comité des indices chez Standard & Poor's, après avoir constaté une inflexion positive des prix dans huit des vingt agglomérations par rapport au mois précédent. Outre l’effet positif généré par le rebond des marchés boursiers sur la confiance des ménages, « nous entrons dans la saison forte du marché immobilier, il faudra donc du temps pour déterminer si la reprise est vraiment là », ajoute celui-ci. Selon S&P, le prix moyen des maisons individuelles est désormais revenu six ans en arrière, à son niveau de mi-2003. 

Mark Vitner, économiste senior chez Wachovia, juge que « les plus fortes baisses sont certainement derrière nous », malgré la hausse des expropriations consécutive à la progression du chômage. Chez ING Financial Markets, on estime que la faiblesse du segment de la construction neuve, en cessant de peser sur le stock d’invendus, « devrait contribuer à la poursuite de cette amélioration relative au cours des prochains trimestres », sans espérer toutefois une remontée des prix immobiliers avant 2010 outre-Atlantique.

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