Le taux de chômage américain flirte dangereusement avec la barre psychologique des 10 %

le 07/09/2009 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Il s’est établi à 9,7 % en août, contre 9,4 % en juillet et 9,5 % attendu. Toutefois, les suppressions d'emplois, elles, perdent encore de l'intensité

Le risque d’une consommation rampante au troisième trimestre plane au-dessus des Etats-Unis. De fait, le taux de chômage outre-Atlantique se rapproche dangereusement de son record de 10,1 % enregistré en 1983. Selon l'enquête du département du Travail américain réalisée auprès des ménages, il s’est établi à 9,7 % en août, contre 9,4 % en juillet et 9,5 % attendu. 

Pour autant, le mois précédent, les entreprises américaines ont détruit moins d’emplois que prévu avec 226.000 postes supprimés, contre 225.000 attendus. Une amélioration compensée par les chiffres révisés de juin et juillet, qui ont enregistré 49.000 suppressions de postes de plus qu'initialement estimé.

La durée moyenne de la semaine de travail, qui a atteint un pic de 34 heures fin 2006, s'est stabilisée à 33,1 heures en août. Mais dans le secteur privé, les heures travaillées ont reculé de 0,3 % d’un mois sur l’autre. Les salaires horaires, eux, n’ont crû en août que de 2,6 %, contre 2,7 % le mois d'avant. « On perçoit bien, dans ce rapport, que le changement de dynamique du marché du travail est long à se mettre en place puisque le nombre d'heures travaillées continue de se dégrader rapidement », ajoute Natixis AM. 

Anticipant un taux de chômage de 11 % d’ici la mi-2010, ING table sur une avancée des salaires de 1 % d'ici douze à dix-huit mois. Pour BNP Paribas, les Etats-Unis devraient renouer avec la croissance au troisième trimestre, non pas grâce à la demande finale, mais grâce au déstockage massif. « La poursuite probable du repli des effectifs au second semestre 2009 et au début de 2010 continuera à peser sur la consommation », note la banque.

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