Le tarissement du crédit pèse sur les ménages français

le 22/07/2009 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

La contraction des prêts à la consommation a atteint 18,7 % au deuxième trimestre, selon l'ASF, qui ne voit aucun signe de stabilisation

L’hémorragie continue pour les spécialistes du crédit à la consommation. Leur production s’est effondrée de 18,7 % sur un an au deuxième trimestre 2009, selon les statistiques de l’Association française des sociétés financières (ASF), dont les membres représentent 60 % du marché, et même la quasi-totalité des crédits renouvelables accordés en France. La contraction enregistrée au premier semestre (-15,6 %) est sans précédent depuis vingt ans et le début de la série statistique.

Maigre consolation, la production du mois de juin (-16,4 %) affiche un repli moins marqué qu’en mai et en avril. « Il est encore prématuré d’y voir les prémices d’une éventuelle tendance à la stabilisation du recul de l’activité », note cependant l’ASF. On ne saurait être plus prudent. Toutes les catégories de prêts affichent des contractions à deux chiffres de leur production au deuxième trimestre, avec une mention particulière aux prêts personnels (-28,5 %) et aux financements automobiles (-15,5 %).

Les grands réseaux bancaires, qui commencent à publier leurs résultats semestriels début août, devraient davantage résister sur la période. Il reste que ces mauvais chiffres n’annoncent aucune embellie sur le front de la consommation des ménages en France. Déjà handicapée par la montée régulière du chômage, celle-ci stagne depuis près d’un an et ne pourra servir de pilier à une éventuelle reprise de la croissance française lors des prochains trimestres. Le tarissement du crédit est d’autant plus problématique qu’il concerne également les prêts à l’habitat, qui représentent les trois quarts des concours accordés aux ménages.

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