Au sein des financières, nous avons une préférence marquée pour l’assurance

le 09/03/2009 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Séverine Piquet et Jasper Van der Veen, analystes sectoriels chez Fortis Investments

L’Agefi : Comptez-vous encore vous alléger sur les valeurs financières ?

Séverine Piquet : Parmi les financières, nous continuons à éviter les banques, car la phase des défauts de crédit reste à venir, et devrait continuer à peser sur leurs résultats. Si la situation s’améliore, de nombreuses banques devront rembourser de fortes sommes aux Etats avant de penser aux actionnaires. En revanche, l’assurance a des fondamentaux très différents. La situation économique pèse sur eux, mais les cours de Bourse de la plupart des assureurs ont souffert sans commune mesure avec la réalité depuis début 2009. La raison est le flou comptable actuel: les assureurs sont au beau milieu d’un changement important de normes comptables, ce qui réduit la lisibilité des comptes. Cela ne durera pas selon nous, même si cela prendra encore plusieurs mois pour que le marché s’initie aux nouvelles normes.

Quel attrait trouvez-vous au secteur de l’énergie ?

Jasper Van der Veen : Alors que les ressources pétrolières étaient prétendument proches de l’épuisement début 2008, nous assistons à présent à une offre excédentaire sur le marché en 2009. Le recul sévère de l’activité économique a contribué à faire planer le doute sur les perspectives de croissance mondiale et donc, de la demande de pétrole brut.  Il serait peu surprenant de constater que les marchés pétroliers soient maintenant obsédés par les perspectives de demande. Selon nous, malgré l’entrée des entreprises énergétiques dans une période difficile de discipline budgétaire, les ventes indifférenciées subies par le secteur ouvrent la voie à des opportunités dans le cadre d’un solide processus de sélection « bottom up ».

A lire aussi