Le retour de l'appétit pour le risque pénalise les Treasuries

le 17/09/2009 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

En juillet, les achats nets d'obligations d'Etat américaines ont été divisés par trois à 31 milliards de dollars

Après avoir bénéficié, en juin, de l’incertitude des investisseurs sur le calendrier d’une reprise de l’économie mondiale, les actifs financiers à long terme américains ont pâti en juillet du retour de l’appétit pour le risque et du débat sur une nouvelle devise internationale de réserve. Selon le Trésor américain, ils se sont établis à 15,29 milliards de dollars, contre 60 milliards attendu et 90,18 milliards le mois précédent. 

La recherche d'actifs à rendement élevé a certes favorisé les actions américaines, dont les achats nets par les investisseurs étrangers ont atteint 28,6 milliards, contre 19 milliards le mois d’avant. Mais les dettes des agences et corporate enregistrent, elles, des ventes nettes de 4,6 et 11 milliards de dollars. Les étrangers ont surtout réduit leurs achats bruts d’emprunts d’Etat, qui se sont élevés à 942,7 milliards de dollars, à comparer à 1.256 milliards. Si la Chine a renforcé ses positions en Treasuries de 24,1 milliards à 800,5 milliards, le Royaume-Uni et le Japon, qui en avaient acheté en juin pour 84,8 milliards à eux deux, ont réduit leurs achats en juillet à 18,7 milliards. Le Luxembourg, la Russie, le Brésil et les pays de l’Opep ont été vendeurs nets ensemble à hauteur de 17,5 milliards. Le solde net des achats de Treasuries reste tout de même positif à 31,1 milliards, contre 100,5 milliards un mois plutôt, et la dette américaine demeure l'actif préféré des investisseurs juste devant les actions américaines.

Au vu du moindre intérêt dans les Treasuries, les sorties nettes de capitaux (y compris à court terme) sont ressorties à 97,5 milliards de dollars, contre des sorties de 56,8 milliards en juin.

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