La réforme des retraites s'articule autour de quatre grands axes

le 17/06/2010 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Outre l’allongement de la durée de cotisation et la taxation accrue du capital, l’équilibre sera atteint grâce au gel de la contribution de l’Etat employeur

Pour équilibrer le régime des retraites dès 2018, le report à 62 ans de l’âge légal de départ à la retraite sera bien l’option centrale. Hors compensation liées aux mesures spécifiques (pénibilité…), ce premier axe de réforme devrait apporter 18,6 milliards d’euros en 2018 et 20,2 milliards en 2020 (voir tableau).

La convergence du taux de cotisation entre public et privé devrait pour sa part contribuer à hauteur de 4,9 milliards d’euros à horizon 2020. Soit un peu plus que les nouvelles recettes fiscales planifiées.

Entre la mise à contribution des hauts revenus et la taxation accrue du capital (plus-values de cessions, dividendes…), le gouvernement table sur 4,6 milliards d’euros de rentrées à la fin de son plan.

Prévision de baisse du chômage oblige, le gouvernement compte aussi sur un basculement progressif dès 2015 des cotisations Unedic pour renforcer le volet recettes.

Reste que pour équilibrer un système censé avoir un trou de 45 milliards en 2020, il manque encore une quinzaine de milliards d’euros. C’est là qu’intervient le quatrième axe du projet, via une ingénieuse opération comptable. Les hypothèses de déficit du Conseil d’orientation des retraites (COR) se basaient sur une contribution de l’Etat au régime des fonctionnaires à ses niveaux de 2000. Or, depuis dix ans, elle s’est accrue de 15,6 milliards. Le gel de cet effort permettra donc de ramener le solde des retraites à 0. Même si cela se traduira toujours par un déficit de 15,6 milliards pour l’Etat.

Enfin, le FRR (Fonds de réserve pour les retraites) sera mis à contribution. Ses actifs seront transférés à la Cades (Caisse d'amortissement de la dette sociale) pour couvrir les déficits accumulés jusqu’à l’équilibrage du système.

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