Le ralentissement de l’offre des nouvelles émissions devrait soutenir le marché

le 12/10/2009 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Hanna Stekelorom, responsable de la gestion crédit chez Natixis AM

L’Agefi : Les émissions sur le marché primaire vous semblent-elles toujours attractives?

Hanna Stekelorom : Malgré la réduction des primes de risque sur le marché primaire, les émissions sont toujours sursouscrites. Le succès du marché primaire est conditionné par la forte demande des investisseurs, qui est soutenue par l’abondance des liquidités. La majorité des récentes émissions ont bien performé par rapport à leurs niveaux de sortie. Néanmoins, la rapidité du mouvement de resserrement des primes pourrait inciter à la prudence. Mais en comparaison avec d’autres marchés à risque, nous considérons que les valorisations demeurent attractives d’autant plus si le scénario économique envisagé est celui d’une reprise de l’activité en V accompagnée de politiques monétaires durablement accommodantes. Le ralentissement de l’offre des nouvelles émissions devrait également soutenir le marché.

Dans le contexte actuel, quelle est votre stratégie ?

Nous restons sélectifs dans nos investissements au regard des niveaux offerts sur le marché primaire. Nous privilégions le secteur financier, en particulier les dettes subordonnées des banques avec des fondamentaux solides et évitons celles qui ont reçu d’importantes aides de l’Etat. Dans une logique de recherche de rendement, nous nous positionnons sur les crédits du secteur industriel, qui conservent une prime de risque attractive et qui pourraient bénéficier de rotation sectorielle. Nous restons toutefois à l’écart de l’automobile où, malgré le rebond de la demande, les ventes restent faibles et un risque d’écartement de rémunération à moyen terme subsiste notamment avec l’arrêt progressif des primes à la casse.

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