Les prix immobiliers outre-Atlantique ne se redressent toujours pas

le 27/05/2009 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

En mars, ils ont chuté de 2,2 % par rapport à février. En glissement annuel, leur effondrement atteint -18,7 %, contre -18,67 % en février et -19 % en janvier

Les prix de l’immobilier résidentiel aux Etats-Unis ont poursuivi leur chute en mars. De fait, l’indice composite Case-Shiller sur les vingt principales agglomérations du pays, publié par S&P, a reculé sur le mois de 2,2 % par rapport à février. En glissement annuel, l’effondrement des prix des maisons individuelles atteint -18,7 %, contre -18,67 %  en février. Ils s'étaient écroulés de 19 % en janvier. Un affaissement historique. « Les vingt principales agglomérations présentent toujours des taux de variation annuels négatifs du prix moyen de leurs habitations, avec neuf d’entre elles enregistrant des déclins records », explique David Blitzer, président du comité des indices de S&P. Ainsi, les prix à San Franscisco, Phoenix et Las Vegas ont enregistré des débâcles en mars allant de -30,1 % à -36 % en glissement annuel. En rythme mensuel, les chutes des prix de 6,1 % , 4,9 % et 2,5 % à Minneapolis, Detroit, et New York sont records pour ces villes. « Nous n'avons pas de preuve que le redressement des prix des maisons ait commencé », commente l'analyste. 

Toutefois, neuf agglomérations ont observé des améliorations par rapport à février. De plus, pour le deuxième mois consécutif, l’indice S&P/ Case Shiller ne publie pas de baisse record. S’il est trop tôt pour anticiper une embellie, le bond en mai de l'indice de confiance du consommateur du Conference Board de 14,1 points à 54.9 est de bon augure pour le secteur vu la moindre aversion pour le risque des consommateurs pour l'avenir. « Ils considèrent que l'activité et l'emploi retrouveront dans six mois une allure plus normale. C'est la vraie rupture à la hausse », note Natixis AM.

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