La part d'actions remonte légèrement au sein des portefeuilles

le 04/05/2009 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le « Panel Allocation d’actifs » privilégie toujours les obligations. Seuls Credit Suisse et Robeco sous-pondèrent cette classe

Dès sa deuxième édition, le panel « Allocation d’actifs » accueille deux nouveaux participants, BNP Paribas et Natixis AM. 

Désormais, actions et obligations sont au coude à coude en termes de poids au sein des portefeuilles. Si la part obligataire prédomine toujours à 46 %, devant les actions, à 44 %, l’écart n’est plus que de deux points, contre 3 en avril et 6 mars. Par rapport à leur portefeuille de référence, les gestions continuent à surpondérer la part obligataire et à sous-pondérer la composante actions, avec peu de changements d’un mois sur l’autre. 

Les gérants veulent toujours profiter de la tendance positive des marchés de crédit (voir le « Panel Crédit Agefi », en page 6), mais aussi profiter du rebond des marchés actions. Sur le mois écoulé, les Bourses européennes ont rebondi de 18 %. Toutefois, d’aucuns craignent une retombée des indices boursiers vers des plus bas à court terme, alors que les entreprises pâtissent toujours d’absence de visibilité, même si les publications du premier trimestre, quoique mauvaises, n’ont pas particulièrement déçu.

D’ailleurs, seuls trois acteurs consacrent plus de la moitié de leur portefeuille aux actions: 62 % pour Credit Suisse AM, 59 % pour State Street et 55 % pour Robeco. Et encore, ce dernier s’est nettement allégé, passant de 75% à 55% en un mois. Hormis Credit Suisse et State Street, tous les participants sous-pondèrent les actions. 

Du côté obligataire, la moitié des panélistes affichent un poids de 50 % ou plus, en particulier Groupama à 75%, contre 77 % un mois plus tôt. Seuls Credit Suisse et Robeco sous-pondèrent cette classe d’actifs.

Parmi les petits signes d’amélioration de la confiance des gérants, figure l’évolution de la partie cash de leurs investissements, qui diminue légèrement de 6% à 5 %. La plupart des intervenants ont abaissé ou maintenu à un faible niveau leur part en monétaire, qui ne semble pas prêt d’offrir un rendement véritablement attractif. Seul Robeco a préféré sortir en partie des actions pour se repositionner à hauteur de 15% sur le cash. 

Quant aux actifs alternatifs, ils figurent peu dans les portefeuilles de référence des membres du Panel, hormis Schroders qui y consacrent toujours 20 % à travers les hedge funds, les matières premières, le private equity, l’immobilier et les infrastructures.

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