Le "Panel Agefi Crédit" anticipe une stabilité des marges

le 02/03/2009 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Tablant sur des spreads restant à des niveaux élevés, les gérants conservent leur exposition neutre sur la classe d’actifs

Les indices des dérivés de crédit semblent s’être stabilisés malgré la chute des marchés actions auxquelles ils sont généralement corrélés. L’iTraxx Crossover, qui suit l’évolution du coût de la protection contre le risque de défaut des signatures européennes les plus risquées, a baissé de 1,2% à 1.066 points de base sur le mois dernier. Mais il demeure à un niveau supérieur au seuil 1.000 points de base, qui témoigne du risque élevé de défaut de ses composants. Pour le mois qui débute, deux tiers des membres du «Panel Agefi Crédit» attendent une stabilité des marges, contre la moitié au début du mois de février. Les optimistes sont devenus nettement moins nombreux. 17% des gestionnaires anticipent une évolution positive des marges contre près 40% il y a un mois. Ainsi, DWS Investments et Henderson Global Investors passent de positif à neutre, tandis que Groupama AM prévoit désormais une évolution négative des spreads.

Compte tenu de cette stabilisation attendue, les gestionnaires ont peu modifié leur exposition à la classe d’actifs. 44% sont neutres sur le crédit et près de 40% le surpondèrent. Seuls gérants à avoir modifié le poids des obligations dans leurs allocations, Henderson Global Investors est passé de sous-pondérer à surpondérer et Société Générale AM de neutre à surpondérer.

Les émissions massives sur le marché primaire ont offert des nombreuses opportunités d’achat aux gérants le mois dernier. Pas moins de 32 milliards d’euros d’obligations d’entreprises non financières ont été vendus en février, sachant que le groupe pharmaceutique Roche a émis 11,25 milliards d’euros à lui seul.

Les émetteurs de bonne qualité restent privilégiés par les membres du panel. Seuls trois d’entre eux, CM-CIC AM, M&G Investments et Schroders, s’intéressent à des obligations notées en dessous de «A». JP Morgan s’éloigne pour sa part de la catégorie high-yield pour revenir sur des titres notés «A».

La part de cash dans les portefeuilles varie peu. La Banque Postale AM et Société Générale AM font exception. Ces sociétés de gestion ont respectivement relevé leur part de liquidités de 5 à 10% et de 10 à 20%. La duration moyenne est stable également, à 4,18 ans.

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