Le " Panel Actions " n’attend plus qu’une hausse de 12 % du CAC 40 dans un an

le 30/11/2009 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Les gestions ont légèrement revu à la baisse leurs anticipations sur les marchés parisiens et japonais. La volatilité reprend sur les actions

Pour la première fois depuis le mois d’avril dernier, les membres du Panel Actions ont revu à la baisse leurs anticipations sur le CAC 40. Ces abaissements d’objectifs restent toutefois limités à 0,2% à six mois et à 0,4% à un an, mais manifestent le peu d’optimisme des gestions pour l’année 2010. D’autant que pour une fois, ils n’ont pas suivi la tendance du marché, qui a progressé de 3% depuis le début du mois de novembre. En un an, les panélistes n’espèrent donc qu’une hausse de 12% de la Place parisienne, contre 15% attendus le mois précédent.

Signe de ce regain d’inquiétude, le rebond des indices de volatilités, tant européen (VDax) qu’américain (VIX), respectivement à 24,7 et 24,3 vendredi, alors qu’ils évoluaient sous la barre des 24 depuis la mi-novembre.

Si cette période de fin d’année est propice au statu quo, deux bureaux (Cholet Dupont et Groupama AM) ont relevé leurs prévisions sur l’indice parisien, tandis que deux autres (Fortis Investments et Robeco Gestions) ont révisé leurs ambitions à la baisse. Ce dernier est désormais le plus pessimiste du Panel, anticipant une stabilité à horizon un an et une baisse de 3% dans six mois. En revanche, le plus ambitieux, Lazard, conserve ses prévisions inchangées et table sur un rebond du CAC 40 de 13% à six mois et de 24% à un an. Toutefois, Cholet Dupont et Fortis Investments continuent à anticiper une hausse à six mois, puis un reflux.

Si la tendance est la même pour l’EuroStoxx 50, les membres du Panel sont six à relever leurs objectifs sur le S&P 500 à six mois. Le revirement le plus fort appartient à Natixis, avec un objectif relevé de 960 à 1.200 points. Les plus optimistes misent sur un rebond de 14% en six mois, et de 18% dans un an.

Sur le marché japonais, le Panel a aussi revu à la baisse ses estimations et n’espère plus qu’une hausse de 15% à six mois et de 20% à un an du Nikkei.

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