Le « Panel Actions » anticipe une stabilité du CAC 40 en 2010

le 05/07/2010 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Les gestions misent ainsi sur une reprise de 18 % de l’indice parisien au second semestre. Les révisions à la baisse augmentent sur le S&P 500

Les inquiétudes sur le calendrier et la force de la reprise économique mondiale ne semblent pas inquiéter outre-mesure les membres du Panel Actions. En dépit d’une baisse de 4,7% du CAC 40 et de 3% de l’EuroStoxx 50 en juin, les gérants ont relevé de 2% leurs prévisions à six et douze mois sur ces deux indices. Cet optimisme doit toutefois être relativisé. La grande majorité des gestions optent pour le statu quo avant l’été, tandis que quelques-unes (Lazard, Natixis, Robeco) anticipent une reprise plus rapide que prévu. En particulier Lazard qui devient très agressif sur le court terme, anticipant un rebond de 37% du CAC et de 35% de l’EuroStoxx 50 à horizon six mois. En revanche, Aberdeen a abaissé ses perspectives sur l’Europe et sur la France.

En moyenne, le Panel Actions anticipe une reprise de 18% du CAC 40 en fin d’année, et de 25% dans un an. Ce qui sous-entend une stabilité de l’indice parisien sur l’ensemble de l’année 2010 (après une chute de 42% en 2008 et un rebond de 22% en 2009). Pour autant, le plus pessimiste du Panel, Groupama AM ne croit pas à la reprise des marchés actions d’ici à la fin de l’année, soit une baisse de 14% du CAC 40 sur 2010.

Sur les marchés américains et japonais, en baisse de 7% en juin, les gestions affichent une plus grande prudence et conservent leurs objectifs inchangés. Si Natixis et Cholet ont relevé leurs objectifs sur le S&P 500, quatre gestions (Groupama AM, LCF Edmond de Rothschild, Raymond James, et UFG-LFP) ont revu à la baisse leurs prévisions à six mois.

L’évolution des indices de volatilité traduit bien cette divergence de vue sur les deux côtés de l’Atlantique. Si ces indices évoluaient tous deux sous les 20% en mars et en avril, le VIX a rebondi à 32% en moyenne en mai, et 30% en juin, le VDax n’est remonté qu’à 26% en mai en moyenne, avant de redescendre à 23% en juin.

A lire aussi