Le « Panel Actions » affiche sa prudence sur les marchés occidentaux

le 03/05/2010 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Les gestions abaissent très légèrement leurs prévisions sur le CAC 40 et sur l’EuroStoxx 50 mais les relèvent un peu sur le S&P 500

Le vent d’optimisme qui avait soufflé le mois dernier sur les gestions du «Panel Actions» aura été de courte durée. Crise grecque oblige, les membres du Panel ont révisé à la baisse leurs prévisions sur les marchés actions français et européens. Toutefois, si le CAC 40 a cédé 4% sur le mois, les gérants ont réduit de moins de 1% leurs prévisions à 6 et 12 mois sur l’indice parisien. Un mouvement encore moins marqué sur l’EuroStoxx 50. D’ailleurs, près des deux tiers des répondants ont préféré conserver inchangées leurs prévisions. Quant à ceux qui les ont abaissées, ils n’étaient pas les plus haussiers!

Désormais, le Panel Actions anticipe une hausse de 6,5% du CAC 40 à six mois et de 12,5% à un an; et de 8% de l’EuroStoxx 50 à six mois et de 14,5% à un an. Néanmoins, Lazard Frères, qui n’a pas réduit ses objectifs, demeure une nouvelle fois le plus optimisme, en anticipant un rebond de 15% du CAC 40 d’ici à la fin de l’année et de 26% dans un an. A contrario, les gestions les plus baissières, Robeco et Olympia Capital, tablent sur un quasi statu quo sur les six prochains mois, et sur une légère hausse de 3,5% dans un an.

Sur Wall Street, les membres du Panel adoptent une stratégie différente. S’ils ont relevé de 1 à 2% leurs prévisions sur le S&P 500 à six et douze mois (en ligne avec la progression de l’indice en avril), ils ne lui accordent qu’un très faible potentiel de hausse, 1,5% à six mois et 6,5% à un an. Si là encore, la plupart des gestions n’ont pas modifié leurs prévisions, les autres les ont relevés. A l’instar de Raymond James, qui devient le plus optimiste du Panel avec un S&P à 1.350 points dans six mois (+12%) et à 1.500 points dans un an (+25%).

La forte remontée de la volatilité sur les actions la semaine dernière avec un Vix à 19, contre 17 sur l’ensemble du mois d’avril, pourrait inciter les gérants à réviser une nouvelle fois leurs objectifs à la baisse le mois prochain.

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