Les marchés dirigés par le sentiment

le 23/07/2010 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

Le graphique ci-contre montre l’évolution de l’appétit pour le risque, mesuré par la corrélation de rang entre les rendements des facteurs de risque et la volatilité qui leur est associée. Si la corrélation est positive, l’aversion pour le risque a baissé ; si la corrélation est négative, elle a augmenté.

Lorsque l’indicateur d’appétit pour le risque vaut 100%, les actifs les plus risqués (risque mesuré par la volatilité sur un an) sont ceux ayant le plus performés récemment (sur le dernier mois). Au contraire, une corrélation de -100% signifie que les risques les plus importants ont été les moins rémunérés, traduisant une méfiance des investisseurs à l’égard du risque.

Comme nous le remarquions récemment, l’appétit pour le risque connaît une forte volatilité depuis le début de l’année. L’indicateur a connu des niveaux de panique (début février et mi-juin et début juillet) et de surchauffe (avril). Cette volatilité extrême fait suite à deux tendances, haussière d’abord (fin-2008 à 2009) et baissière ensuite (2009 à février 2010) plus longue.

La difficile évaluation des conditions macroéconomiques – entre risque de «double creux» et passage d’une phase de reprise à une phase de consolidation – rend les marchés nerveux et sensibles à toute nouvelle économique favorisant l’un ou l’autre de ces deux scenarii.

Si la situation semble s’être stabilisée au moment où nous rédigeons ces lignes (21 juillet), l’absence de sell off (seuil de -0,5 non franchi) plaide toutefois pour une certaine prudence pour les semaines à venir

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