Les marchés de crédit et de CDS marquent une brève pause

le 22/09/2009 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

L’indice de CDS iTraxx Crossover s’est élargi en raison de sa nouvelle composition. Les investisseurs prennent leur profit sur le marché cash

Mise en place hier, la nouvelle série de l’iTraxx Crossover traite à un niveau nettement plus élevé que la précédente. La onzième série traitait hier à 555 points de base (pb) tandis que la douzième cotait à 595 pb. De fait, le nouvel indice intègre des CDS sur des émetteurs plus risqués, tels que Ono, NXP ou Ineos. Les deux séries se différencient aussi par le nombre de composants. La série 12 compte 50 titres contre 45 pour la précédente.

Si le renouvellement de l’indice entraîne un écartement des spreads, la tendance à la détente n’est pas remise en cause. Depuis son lancement en mars dernier, la série 11 de l’iTraxx Crossover qui continue d’exister, est passée de plus de 1.000 pb à 555 pb.

Sur les deux autres indices européens de CDS, le Main et le HiVol, les nouvelles séries traitent à des niveaux très proches des précédentes. La nouvelle série 12 de l’iTraxx Main est inférieure de 2 pb à la série 11, à 85 pb. De fait, les nouveaux composants affichent des spreads moins larges que les CDS sortants. Les contrats sur Air Liquide, Bouygues et Technip font partie des cinq nouveaux entrants sur l’iTraxx Main tandis que les contrats sur Michelin en sortent, comme ceux de quatre autres émetteurs.

Sur le marché cash, la tendance est aussi à la détente depuis le printemps dernier. Toutefois, l’indice iBoxx a montré des signes d’essoufflement ces derniers jours. « Le marché européen du crédit cash sous-performe à la fois le marché actions et les CDS depuis le début du mois », observent les stratégistes de Barclays Capital dans une note du 18 septembre. Les investisseurs prennent en effet leurs profits après le rally des six derniers mois. Par ailleurs, la soudaine avalanche d’émissions sur le marché primaire en septembre a pu inciter des investisseurs à vendre des positions existantes pour participer à de nouvelles opérations, estime Barclays Capital.

A plus long terme, la tendance reste au resserrement des spreads, poursuit la banque britannique. Le mouvement sera notamment soutenu par l’amélioration de la situation économique. Pour Natixis, le quatrième trimestre devrait être porteur pour le crédit investment grade, mais le rétrécissement des spreads « sera suivi d’un écartement en début d’année prochaine reflétant l’intégration par les marchés d’une croissance faible en 2010 ».

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