La légère reprise des prix immobiliers outre-Atlantique demande à être confirmée

le 29/07/2009 L'AGEFI Quotidien / Edition de 7H

L'indice S&P/Case-Shiller des 20 plus grandes villes, qui a crû de 0,5 % en mai, sous l'impulsion de la saison d'été, devrait rester sous pression

Après la publication lundi d’un bond de 11 % de l’activité du logement neuf en juin, c'est au tour de l'indice des prix des maisons dans les vingt plus grandes métropoles américaines, le S&P/Case-Shiller, de signer une amélioration du marché immobilier outre-Atlantique. De fait, en mai, l'indicateur a renoué avec la hausse, progressant de 0,5 % après des replis de -0,6 % en avril et -2,2 % en mars. Une première depuis l’été 2006. La chute sur douze mois glissants s’établit à -17,1 %, contre -18,1 % le mois précédent.

En rythme mensuel, quatorze des vingt grandes villes ont enregistré des hausses, les plus fortes étant celles observées à Cleveland (+4,1 %), à Dallas (+1,9 % ) et à Boston (+1,6 %). Pour la plupart des autres, la baisse des prix s’est modérée. New York et Los Angeles ont connu une stabilisation. « Etant un indicateur retardé de l’activité immobilière, les prix des maisons montrent un signe de stabilisation en mai qui était très anticipé », note Natixis.

Malgré cette embellie apparente, Natixis rappelle que les statistiques mensuelles n’ont pas été ajustées des effets saisonniers. Ses économistes appellent d'autant plus à la prudence que la fin de certains moratoires sur les saisies va déclencher une hausse des ventes forcées. Celles-ci pouvant  « probablement mettre sous pression à la baisse l’indice ces mois à venir ». De même, malgré ces chiffres, BNP Paribas juge encore excessifs les stocks de maisons, les taux élevés de saisies, et les conditions déprimantes sur le marché du travail. Des éléments qui suggèrent que les conditions, pour les prix immobiliers, demeureront encore bien déprimées jusqu’à l’année prochaine.

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